En 2014, à l'arrivée de Martin Sturzlbaum à la direction, Generali Belgium s'est lancée dans une stratégie de reconquête du marché belge. Une véritable montée en puissance basée sur trois piliers - innovation, flexibilité et efficacité - dont elle récolte aujourd'hui les fruits. La compagnie est aux portes du Top 10 belge et son encaissement en primes a connu une progression plus qu'exponentielle : de 568 millions en 2014 à 800 millions en 2016. C'est bien simple : la compagnie sort de son meilleur exercice en 115 années de présence en Belgique.
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En 2014, à l'arrivée de Martin Sturzlbaum à la direction, Generali Belgium s'est lancée dans une stratégie de reconquête du marché belge. Une véritable montée en puissance basée sur trois piliers - innovation, flexibilité et efficacité - dont elle récolte aujourd'hui les fruits. La compagnie est aux portes du Top 10 belge et son encaissement en primes a connu une progression plus qu'exponentielle : de 568 millions en 2014 à 800 millions en 2016. C'est bien simple : la compagnie sort de son meilleur exercice en 115 années de présence en Belgique. Les bougies du gâteau d'anniversaire à peine soufflées, le groupe Generali annonce, à la fin de l'année dernière, un nouveau plan stratégique où il annonce reconsidérer sa présence dans un certain nombre de pays pour se concentrer sur ses plus grands marchés. La Belgique est-elle menacée alors qu'elle présente des chiffres en phase avec sa stratégie ? La réponse tombe comme un couperet en mars via l'agence de presse Reuters : la Deutsche Bank aurait été chargée par le groupe Generali d'examiner les options possibles pour sa filiale belge. Depuis, à Trieste, on se tait dans toutes les langues. En Belgique, les commentaires ne sont guère plus nombreux. Et puis, le 24 avril, Generali Belgium annonce le départ de Martin Sturzlbaum et son remplacement par Tom Vanham. L'ancien chief distribution officer prendra officiellement ses fonctions le 1er juin prochain. Vu le timing, l'ancien CEO n'aurait-il rempli qu'une mission, celle de rendre la mariée plus belle ?Autre patron, autre style, Tom Vanham ne se retranche pas derrière un no comment : " Franchement, cela me fait mal de lire de telles informations ou de telles rumeurs dans les journaux ou ailleurs, explique-t-il. Martin est venu me chercher chez Axa et ensemble, nous avons choisi de transformer la compagnie pour la faire grandir et lui faire prendre des parts de marché. Jamais, il n'y a eu cette idée d'embellir la mariée. Alors, je vais être très clair : Martin a mis la stratégie en route, je vais la continuer. Pour poursuivre notre croissance rentable. Je suis très sensible à ce que peuvent ressentir nos collaborateurs face à cette rumeur. Mais je me sens très bien placé pour instaurer la confiance en notre avenir belge ". Quant à la rumeur de vente, Tom Vanham ne l'esquive pas non plus. " Le Groupe a annoncé une nouvelle stratégie l'an dernier. C'est à lui de faire, ou pas, des commentaires sur ce qu'il va faire ou ne pas faire. Ce n'est pas de ma compétence, d'autant que nous ne décidons pas de notre avenir. En Belgique, je l'affirme haut et fort, c'est business as usual. Je crois fermement en l'avenir de notre compagnie en Belgique. Nous avons bien travaillé et nous continuons. Evidemment, nos partenaires lisent aussi la presse et se sont posé des questions. Mais les courtiers qui travaillent avec nous continuent de nous faire confiance. Je peux même vous confier qu'au premier trimestre, nous n'avons vu aucune différence dans les chiffres. Le premier trimestre 2017 s'inscrit dans la même croissance que l'an dernier. C'est un très bon signe. Nous avions entamé une opération de séduction auprès de courtiers qui, suite à l'arrêt de certains concurrents en branche 23, dont Axa, s'étaient retrouvés avec un manque dans leur offre. Une centaine d'entre eux nous avaient rejoints. Ce genre d'onboarding (processus d'intégration, Ndlr) est plus compliqué aujourd'hui. Ils préfèrent attendre. Mais je le répète, il n'y a aucune raison d'avoir peur. " Martin Sturzlbaum ayant été amené à relever un beau défi ailleurs dans le groupe et Tom Vanham étant placé premier dans l'ordre de succession, ce dernier a accepté ses nouvelles responsabilités sans aucune hésitation. Il dispose d'un mois pour prendre ses marques et définir les accents personnels qu'il souhaite insuffler à la stratégie de la compagnie. " Je connais bien la société et sa culture. J'en ai construit la stratégie commerciale depuis trois ans. Cela aide. Nous allons continuer dans cette voie avec le courtage au centre du jeu. Ceci dit, je vais aussi regarder s'il ne faut pas introduire l'une ou l'autre nuance différente. Nous venons de créer une vidéo avec le nouveau positionnement de la marque. Cinq mots sont importants à mes yeux : upbeat, straightforward, passionate, pride et empathy (positif, direct, passionné, fierté et empathie, Ndlr). L'assurance est un métier qui crée de la plus-value pour ses clients. Il faut être fier d'en faire partie. Je nous souhaite passionnés, orientés vers le client et conscients de faire le bien. " En trois ans, Generali Belgium est, sans doute aucun, la compagnie belge qui a le plus travaillé. Elle a renouvelé l'ensemble de ses produits non-vie, est devenue un acteur de référence en branche 23, s'est transformée pour devenir plus simple, plus agile, plus intelligente et améliorer le service au client. Elle a entamé en 2014 une nouvelle segmentation des courtiers avec, entre autres, une équipe interne dédiée aux financial brokers. Et en termes de digital, elle fait aussi office de pionnière. " En non-vie, nous sommes les seuls en Belgique à offrir une solution end-to-end (de bout en bout, Ndlr) digitale aux courtiers, conclut Tom Vanham. Cette offre sans papier continue de s'élargir. Nous avons fait rentrer nos clients au centre de notre compagnie avec le NPS (Net Promotor Score, Ndlr). A cinq moments clés de notre relation, nous les inter-rogeons sur leur satisfaction vis-à-vis de notre service. Nous avons lancé un programme inédit appelé e-partners - 200 courtiers en font partie - qui établit un lien digital innovant entre le client et le courtier qui agit comme un expert et un fournisseur de services. Je constate d'ailleurs que dans la dernière étude Benthurst & Co sur le courtier, Generali Belgium est classée dans le Top 3 belge par les courtiers dans une très large majorité de catégories, tant en vie qu'en non-vie. Enfin, je suis très fier de notre succès en branche 23. En 2016, l'encaissement a augmenté de 85 %. Nous détenons désormais 8 % de parts de marché dans ce domaine. Et nous continuons d'innover puisque nous proposons désormais aux courtiers un outil qui leur permet à tout moment de fournir à leurs clients un état des lieux sur le rendement de leurs fonds. C'est unique pour une compagnie belge... " Par Xavier Beghin.