Aux débuts d'Alibaba, "nous n'avions pas beaucoup de règles et lois, la plupart des responsables ne savaient pas comment faire des règles et lois pour Internet parce que personne ne savait à quoi ressemblait Internet", a exposé l'excentrique dirigeant d'entreprise sur la grande scène du salon des start-up Vivatech, qui se tient de jeudi à samedi à Paris. "Ça nous a laissé une chance de grandir rapidement".

"L'Europe? Très intéressant", a poursuivi celui qui laissera en septembre la présidence d'Alibaba à son directeur général, Daniel Zhang. "Vous avez des règles et lois si parfaites... Ce que tout le monde doit faire, c'est suivre ces règles et lois, et s'ils commencent à s'inquiéter, ils font des règles et lois. Mais quand on a un problème, on commence par résoudre le problème!"

"Vous avez un problème? Vous faites des règles et lois... Je suis inquiet au sujet de l'Europe, inquiet des inquiétudes de l'Europe", a-t-il encore exposé en ajoutant que "l'Afrique ne s'inquiète pas, l'Asie ne s'inquiète pas".

"Pourquoi vous inquiétez-vous? ", a-t-il encore glissé en prenant l'exemple de l'intelligence artificielle. "On l'utilise pour arrêter les voleurs" sur sa plateforme de commerce en ligne. "Un être humain ne peut pas tout repérer, donc on entraîne les machines pour arrêter les voleurs, la machine n'oublie jamais".

"Les méchants utilisent l'intelligence artificielle pour faire de mauvaises choses, nous l'utilisons pour arrêter les méchants. Si vous pensez que la révolution technologique est un problème, je suis désolé de dire qu'il ne fait que commencer", a-t-il conclu. "Si vous pensez qu'il s'agit d'une opportunité, elle vient de débuter. Une chose change: votre mentalité".