Cela ne présente que des inconvénients pour les communes et les citoyens, estiment-elles. Et cela va causer une "hécatombe économique", obligeant la moitié des photographes professionnels à fermer leur portes, alertent les organisations dans une lettre ouverte adressée aux ministres de l'Intérieur Annelies Verlinden, des Classes moyennes David Clarinval et des Affaires étrangères Sophie Wilmès.

Déjà gravement affaiblies par l'impact des mesures contre le coronavirus, les fédérations leur demandent de suspendre immédiatement le déploiement du 'live enrollment'. C'est "une fausse bonne idée" qui menace de surcharger les communes avec la prise de photos d'identité.

La lettre ouverte est signée par l'ASBL Studio, Beroepsfotografen, U2PF et Prontophot, qui motivent leur sortie par une récente offre écrite du gouvernement fédéral à toutes les communes belges visant à mettre à disposition du matériel pour assurer ce 'live enrollment'. "C'est un signal explicite que les ministres compétents veulent aller de l'avant avec ce projet, malgré nos nombreuses tentatives - jusqu'ici sans réponse - d'entamer des discussions constructives sur le sujet", déplorent les organisations.

Ce dispositif obligerait les autorités locales à effectuer une tâche non prioritaire pour laquelle elles ne disposent pas des compétences ni de l'infrastructure requise, relève le secteur de la photographie, parlant de "boulet organisationnel" qui leur pendrait autour du cou.

Cela nécessiterait en outre l'achat de beaucoup de matériel par le gouvernement, "un gaspillage des ressources publiques", argumentent-elles.

Le photographe professionnel de quartier est pourtant parfaitement équipé pour ce travail et il sera alors privé d'une partie de ses revenus, souligne encore le secteur de la photographie. "Photographier est un métier, et cela vaut également pour les photos d'identité."

"On fait croire aux citoyens qu'ils pourront faire faire leurs photos d'identité gratuitement, alors qu'ils vont devoir payer la facture de cette impéritie", fustige Berten Steenwegen, le président de l'ASBL Studio.

Les fédérations disent soutenir toute initiative visant à moderniser la prestation de services liés aux documents d'identité. Elles ont soumis un projet alternatif à cet effet, prévoyant que le secteur réaliserait un investissement substantiel pour se numériser et s'automatiser, qui n'a toutefois pas été retenu.

Les organisations appellent dès lors les ministres compétents au dialogue et à suspendre le 'live enrollment' jusqu'à ce qu'il ait fait l'objet d'une discussion approfondie avec toutes les parties prenantes. Elles demandent aussi aux communes ayant des doutes à ne pas encore commander le matériel proposé par la direction générale des Affaires consulaires.

Cela ne présente que des inconvénients pour les communes et les citoyens, estiment-elles. Et cela va causer une "hécatombe économique", obligeant la moitié des photographes professionnels à fermer leur portes, alertent les organisations dans une lettre ouverte adressée aux ministres de l'Intérieur Annelies Verlinden, des Classes moyennes David Clarinval et des Affaires étrangères Sophie Wilmès.Déjà gravement affaiblies par l'impact des mesures contre le coronavirus, les fédérations leur demandent de suspendre immédiatement le déploiement du 'live enrollment'. C'est "une fausse bonne idée" qui menace de surcharger les communes avec la prise de photos d'identité. La lettre ouverte est signée par l'ASBL Studio, Beroepsfotografen, U2PF et Prontophot, qui motivent leur sortie par une récente offre écrite du gouvernement fédéral à toutes les communes belges visant à mettre à disposition du matériel pour assurer ce 'live enrollment'. "C'est un signal explicite que les ministres compétents veulent aller de l'avant avec ce projet, malgré nos nombreuses tentatives - jusqu'ici sans réponse - d'entamer des discussions constructives sur le sujet", déplorent les organisations. Ce dispositif obligerait les autorités locales à effectuer une tâche non prioritaire pour laquelle elles ne disposent pas des compétences ni de l'infrastructure requise, relève le secteur de la photographie, parlant de "boulet organisationnel" qui leur pendrait autour du cou. Cela nécessiterait en outre l'achat de beaucoup de matériel par le gouvernement, "un gaspillage des ressources publiques", argumentent-elles. Le photographe professionnel de quartier est pourtant parfaitement équipé pour ce travail et il sera alors privé d'une partie de ses revenus, souligne encore le secteur de la photographie. "Photographier est un métier, et cela vaut également pour les photos d'identité.""On fait croire aux citoyens qu'ils pourront faire faire leurs photos d'identité gratuitement, alors qu'ils vont devoir payer la facture de cette impéritie", fustige Berten Steenwegen, le président de l'ASBL Studio. Les fédérations disent soutenir toute initiative visant à moderniser la prestation de services liés aux documents d'identité. Elles ont soumis un projet alternatif à cet effet, prévoyant que le secteur réaliserait un investissement substantiel pour se numériser et s'automatiser, qui n'a toutefois pas été retenu. Les organisations appellent dès lors les ministres compétents au dialogue et à suspendre le 'live enrollment' jusqu'à ce qu'il ait fait l'objet d'une discussion approfondie avec toutes les parties prenantes. Elles demandent aussi aux communes ayant des doutes à ne pas encore commander le matériel proposé par la direction générale des Affaires consulaires.