"Le risque de crédit des entreprises sera en très forte hausse et ce, même si l'on se place dans un scénario où l'activité économique redémarrerait graduellement dès le troisième trimestre" et ne connaîtrait pas de deuxième vague épidémique, souligne cette étude.

Ces défaillances devraient exploser aux Etats-Unis (+39%) et au Royaume-Uni (+33%) mais aussi augmenter fortement en France (+15%), en Italie (+18%), en Espagne (+22%) et, de façon un peu moins marquée, en Allemagne (+11%).

"Dans certains pays, les défaillances d'entreprise réagissent beaucoup plus rapidement et beaucoup plus fortement que dans d'autres à une même variation de l'activité économique" a relevé Julien Marcilly, le chef économiste de la Coface, lors d'une conférence de presse en ligne.

"Cela peut paraître paradoxal de voir les défaillances plus élevées aux Etats-Unis qu'en Europe alors que la récession devrait y être moins marquée" mais aux Etats-Unis, "le secteur des services a davantage de petites structures fragiles avec une profitabilité assez faible", explique-t-il.

"Il y a aussi sans doute moins de stabilisateurs automatiques (prestations sociales comme les dispositifs de chômage partiel, par exemple) et de coussins de sécurité pour les entreprises que dans d'autres pays".

Enfin, "le choc pourrait être encore plus violent dans les économies émergentes: outre la gestion de la pandémie qui s'annonce plus difficile, ils font en effet face à la chute des cours du pétrole ainsi qu'à quatre fois plus de sorties de capitaux qu'en 2008", d'après l'assureur-crédit, qui avait prévu en janvier une hausse des défaillances au niveau mondial de seulement 2% pour cette année.

Cette augmentation brutale des défaillances d'entreprises se profile sur fond de récession de l'économie mondiale, avec un produit intérieur brut (PIB) planétaire qui devrait diminuer de 1,3%, selon les prévisions de Coface.

Les économies de 68 pays pourraient connaître une récession, contre 11 seulement l'an dernier.

L'assureur-crédit entrevoit aussi une contraction du commerce mondial en volume pour la deuxième année de suite, mais qui devrait être beaucoup plus forte (-4,3%) que l'an passé (-0,4%).

"Le risque de crédit des entreprises sera en très forte hausse et ce, même si l'on se place dans un scénario où l'activité économique redémarrerait graduellement dès le troisième trimestre" et ne connaîtrait pas de deuxième vague épidémique, souligne cette étude. Ces défaillances devraient exploser aux Etats-Unis (+39%) et au Royaume-Uni (+33%) mais aussi augmenter fortement en France (+15%), en Italie (+18%), en Espagne (+22%) et, de façon un peu moins marquée, en Allemagne (+11%). "Dans certains pays, les défaillances d'entreprise réagissent beaucoup plus rapidement et beaucoup plus fortement que dans d'autres à une même variation de l'activité économique" a relevé Julien Marcilly, le chef économiste de la Coface, lors d'une conférence de presse en ligne. "Cela peut paraître paradoxal de voir les défaillances plus élevées aux Etats-Unis qu'en Europe alors que la récession devrait y être moins marquée" mais aux Etats-Unis, "le secteur des services a davantage de petites structures fragiles avec une profitabilité assez faible", explique-t-il. "Il y a aussi sans doute moins de stabilisateurs automatiques (prestations sociales comme les dispositifs de chômage partiel, par exemple) et de coussins de sécurité pour les entreprises que dans d'autres pays". Enfin, "le choc pourrait être encore plus violent dans les économies émergentes: outre la gestion de la pandémie qui s'annonce plus difficile, ils font en effet face à la chute des cours du pétrole ainsi qu'à quatre fois plus de sorties de capitaux qu'en 2008", d'après l'assureur-crédit, qui avait prévu en janvier une hausse des défaillances au niveau mondial de seulement 2% pour cette année. Cette augmentation brutale des défaillances d'entreprises se profile sur fond de récession de l'économie mondiale, avec un produit intérieur brut (PIB) planétaire qui devrait diminuer de 1,3%, selon les prévisions de Coface. Les économies de 68 pays pourraient connaître une récession, contre 11 seulement l'an dernier. L'assureur-crédit entrevoit aussi une contraction du commerce mondial en volume pour la deuxième année de suite, mais qui devrait être beaucoup plus forte (-4,3%) que l'an passé (-0,4%).