La mise en circulation de ces rames "pourrait" avoir lieu "en 2026", a estimé M. Gounon devant l'Association des journalistes des transports et des mobilités. Avec une condition, a-t-il précisé : il faudra évidemment que la trésorerie de Getlink redevienne positive, "j'espère dès 2022".

"Une Rosco" --"rolling stock company", loueur de matériel roulant-- serait chargée d'acheter au constructeur allemand Siemens les rames pour "40 millions d'euros" l'unité, avant de les louer à un opérateur, a-t-il précisé.

Actuellement, les négociations sont le plus avancées avec la compagnie ferroviaire publique espagnole Renfe, a-t-il indiqué. Celle-ci s'intéresse à la ligne Paris-Londres, pour briser sur ce parcours le monopole d'Eurostar (une compagnie détenue à 55% par la SNCF).

L'objectif recherché est de faire circuler "de 2 à 3 millions de passagers" supplémentaires par an à travers la Manche, soit une augmentation de "20% du niveau du trafic d'avant" la crise sanitaire, grâce à "dix rames" qui effectueraient "de quatre à cinq allers-retours" par jour, selon M. Gounon.

"Il me faut des passagers, il me faut des camions et il me faut des trains de fret", a-t-il déclaré, se disant "totalement confiant" en la reprise de son groupe, durement frappé par la pandémie de Covid-19, après les incertitudes du Brexit.

L'ex-groupe Eurotunnel a affiché des pertes nettes de 229 millions d'euros en 2021 et de 113 millions en 2020.

Le trafic des "marchandises n'a pas été considérablement impacté", et "le trafic de passagers reprend dès que vous levez les contraintes", a remarqué le dirigeant.

Autre facteur de confiance: un nouveau câble électrique d'une capacité d'1 gigawatt (l'équivalent d'une centrale nucléaire) tendu dans le tunnel entre la France et l'Angleterre entrera en activité "avant juin".

"Il est déjà opérationnel, il reste aux opérateurs (d'électricité) à préparer la diffusion" de l'énergie dans leurs réseaux de chaque côté de la Manche, a-t-il assuré.

Cette interconnexion, baptisée ElecLink, doit apporter un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros et un supplément d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 80 millions en année pleine, selon les dernières prévisions du groupe avancées en février.

La hausse du prix de l'énergie sur lequel les revenus sont indexés pourrait améliorer ces perspectives, a remarqué M. Gounon.

La mise en circulation de ces rames "pourrait" avoir lieu "en 2026", a estimé M. Gounon devant l'Association des journalistes des transports et des mobilités. Avec une condition, a-t-il précisé : il faudra évidemment que la trésorerie de Getlink redevienne positive, "j'espère dès 2022". "Une Rosco" --"rolling stock company", loueur de matériel roulant-- serait chargée d'acheter au constructeur allemand Siemens les rames pour "40 millions d'euros" l'unité, avant de les louer à un opérateur, a-t-il précisé. Actuellement, les négociations sont le plus avancées avec la compagnie ferroviaire publique espagnole Renfe, a-t-il indiqué. Celle-ci s'intéresse à la ligne Paris-Londres, pour briser sur ce parcours le monopole d'Eurostar (une compagnie détenue à 55% par la SNCF). L'objectif recherché est de faire circuler "de 2 à 3 millions de passagers" supplémentaires par an à travers la Manche, soit une augmentation de "20% du niveau du trafic d'avant" la crise sanitaire, grâce à "dix rames" qui effectueraient "de quatre à cinq allers-retours" par jour, selon M. Gounon. "Il me faut des passagers, il me faut des camions et il me faut des trains de fret", a-t-il déclaré, se disant "totalement confiant" en la reprise de son groupe, durement frappé par la pandémie de Covid-19, après les incertitudes du Brexit. L'ex-groupe Eurotunnel a affiché des pertes nettes de 229 millions d'euros en 2021 et de 113 millions en 2020. Le trafic des "marchandises n'a pas été considérablement impacté", et "le trafic de passagers reprend dès que vous levez les contraintes", a remarqué le dirigeant. Autre facteur de confiance: un nouveau câble électrique d'une capacité d'1 gigawatt (l'équivalent d'une centrale nucléaire) tendu dans le tunnel entre la France et l'Angleterre entrera en activité "avant juin". "Il est déjà opérationnel, il reste aux opérateurs (d'électricité) à préparer la diffusion" de l'énergie dans leurs réseaux de chaque côté de la Manche, a-t-il assuré. Cette interconnexion, baptisée ElecLink, doit apporter un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros et un supplément d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 80 millions en année pleine, selon les dernières prévisions du groupe avancées en février. La hausse du prix de l'énergie sur lequel les revenus sont indexés pourrait améliorer ces perspectives, a remarqué M. Gounon.