"L'amende infligée aujourd'hui à General Electric démontre que la Commission prend très au sérieux le non-respect, par les entreprises, de leur obligation de nous fournir des renseignements exacts", a commenté la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager.

C'est la deuxième fois que Bruxelles inflige une amende à une entreprise qui lui a fourni "des renseignements inexacts ou dénaturés". En mai 2017, le réseau social américain Facebook avait pour cette raison reçu une amende de 110 millions d'euros, dans le cadre de l'enquête sur son rachat de l'application mobile WhatsApp.

La décision prise à l'encontre de GE ne remet pas en cause l'approbation par l'UE de l'acquisition de LM Wind Power, annoncée fin 2016 pour 1,65 milliard de dollars (1,5 milliard d'euros).

La Commission explique que GE avait affirmé en janvier 2017 dans sa notification "qu'aucune éolienne de puissance supérieure" à 6 mégawatts n'était en développement pour des applications marines. Or, "grâce à des informations communiquées par un tiers", elle a appris que c'était faux, ce qui a contraint GE à déposer quelques semaines plus tard une nouvelle notification.

La Commission peut infliger des amendes allant jusqu'à 1% du chiffre d'affaires total réalisé par les entreprises qui, de façon "délibérée ou par négligence", lui fournissent des renseignements inexacts.