La direction de la Fnac a annoncé fin février son intention de supprimer 57 emplois sur les 456 que comptait alors la chaîne en Belgique à travers 11 magasins. En juin dernier, le personnel avait rejeté en bloc un projet de protocole d'accord. Les discussions avec les syndicats s'étaient poursuivies mais la moitié du personnel s'est opposée au volet social de la procédure Renault le 4 juillet. L'entreprise a dès lors décidé de se séparer de 26 travailleurs.

"Nous espérions renouer le dialogue et obtenir un geste de la direction en matière de garantie d'emploi", ont expliqué à la sortie d'une réunion le secrétaire du Setca Laurent Gerriti Gerbi et sa consoeur de la CNE Anne-Marie Dierckx. "Nous avons eu une proposition mais pas de certitude. En outre, la direction a fui nos questions sur son plan d'avenir." "C'est très nébuleux", résume M. Gerriti Gerbi.

Dans ces conditions, "la paix sociale ne peut être garantie", avertissent les syndicalistes. De nouvelles assemblées générales vont être organisées. Celles-ci devraient rapidement déboucher sur un plan d'actions.