La suppression des certificats médicaux en cas d'absence de quelques jours serait discutée, en ce moment, à la table du gouvernement avec d'autres réformes du marché du travail.

Cependant la mesure ne séduit pas les employeurs. "La majorité des employés prennent leurs responsabilités. Les patrons le savent. Mais il y a une minorité qui resquille", affirme Unizo, l'organisation indépendante flamande. "L'abolition du certificat médical obligatoire pour les premiers jours de maladie ouvrirait grand la voie aux maladies du lundi matin", avance Danny Van Assche, administrateur délégué de l'Unizo.

Même son de cloche du côté de l'organisation patronale flamande le Voka: "On ouvre la vanne aux abus", déclare celle-ci.

Un avis également partagé par le SNI: "Quelles seront les balises, comment contrôler", s'interroge le syndicat neutre pour indépendants. "L'employeur doit payer le salaire garanti en cas de maladie, il est donc normal que le travailleur prouve en retour sa maladie de manière objective". Si cette obligation tombe effectivement, le SNI demande qu'on "réinstalle en contrepartie le jour de carence".

Enfin, pour la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), cette mesure prise isolément n'est pas acceptable; elle doit s'inscrire dans un cadre plus large où les employés et les médecins sont effectivement responsabilisés.

La suppression des certificats médicaux en cas d'absence de quelques jours serait discutée, en ce moment, à la table du gouvernement avec d'autres réformes du marché du travail. Cependant la mesure ne séduit pas les employeurs. "La majorité des employés prennent leurs responsabilités. Les patrons le savent. Mais il y a une minorité qui resquille", affirme Unizo, l'organisation indépendante flamande. "L'abolition du certificat médical obligatoire pour les premiers jours de maladie ouvrirait grand la voie aux maladies du lundi matin", avance Danny Van Assche, administrateur délégué de l'Unizo. Même son de cloche du côté de l'organisation patronale flamande le Voka: "On ouvre la vanne aux abus", déclare celle-ci. Un avis également partagé par le SNI: "Quelles seront les balises, comment contrôler", s'interroge le syndicat neutre pour indépendants. "L'employeur doit payer le salaire garanti en cas de maladie, il est donc normal que le travailleur prouve en retour sa maladie de manière objective". Si cette obligation tombe effectivement, le SNI demande qu'on "réinstalle en contrepartie le jour de carence". Enfin, pour la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), cette mesure prise isolément n'est pas acceptable; elle doit s'inscrire dans un cadre plus large où les employés et les médecins sont effectivement responsabilisés.