Tous les magasins non-essentiels devront fermer leurs portes durant un mois et demi, a décidé vendredi le comité de concertation réunissant le gouvernement fédéral et les entités fédérées. Il sera toutefois possible d'être livré et d'aller chercher des achats en "click&collect". Les professions non-médicales de contact, comme les coiffeurs, devront également cesser leurs activités. Ces mesures entrent en vigueur à partir de ce lundi 2 novembre, jusqu'au 13 décembre, avec une évaluation au 1er décembre pour les magasins non-essentiels.

On note également la fermeture des restaurants d'hôtels ainsi que celle des centres de vacances à partir du 3 novembre.

Le télétravail reste obligatoire là où c'est possible. Les entreprises, y compris les professions libérales et indépendants ainsi que les entreprises de construction, peuvent continuer le travail, en maintenant le respect des distances et le port du masque.

Sauver à la fois les vies et les commerces

"J'attends toujours qu'on me prouve qu'il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces !", a réagi vendredi Daniel Cauwel, président de la Fédération patronale interprofessionnelle SDI, à l'annonce de la fermeture probable de commerces non essentiels.

"Si le SDI comprend bien évidemment l'urgence sanitaire, il insiste pour que les aides soient réactivées de manière immédiate et suffisante", insiste la fédération patronale. Pour le SDI, la fermeture des commerces non essentiels est particulièrement injuste. "En effet, les exploitants ont toujours suivi scrupuleusement les consignes et investi pour protéger leur personnel, leurs clients et eux-mêmes. De plus, la circulation du virus dans les commerces est marginale, de l'avis de la plupart des experts", estime le SDI.

"Une très triste soirée pour notre pays et ses commerçants"

"C'est une très triste soirée pour notre pays et ses commerçants. Entre sauver des vies et sauver les commerces, il faut bien entendu sauver les vies, mais j'attends toujours qu'on me prouve qu'il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces ! Demain, des milliers de victimes innocentes risquent de faire faillite et je vous rappelle que ce sont des parcours humains qui vont littéralement se briser...", ajoute M. Cauwel.

"Sauvons le petit commerce et consommons local" (SNI)

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) réclame vendredi de nouvelles mesures de soutien massives et uniformes dans tout le pays, après l'annonce de mesures renforcées contre le coronavirus. "Il faut que le take away soit au maximum étendu aux commerces non essentiels qui ne vendent pas de nourriture et que les secteurs qui le peuvent travaillent autant que possible sur rendez-vous", déclare la présidente de l'organisation Christine Mattheeuws.

Le syndicat demande aussi que les mesures touchant les commerces soient évaluées rapidement, dès "la mi-novembre au moment où les écoles, qui sont, elles, des foyers de contamination, pourront rouvrir".

"Il devra y avoir une liste claire de ce qui est essentiel et de ce qui ne l'est pas", poursuit le SNI, soulignant que le concept a également évolué pendant la crise. "Les gens ont besoin de nourriture non seulement pour le corps mais aussi pour l'esprit."

L'organisation craint un "massacre financier sans précédent". "Au moins la moitié des commerçants n'ont déjà que peu ou pas de réserves", souligne Mme Mattheeuws. Le SNI demande donc au gouvernement d'investir dès que possible dans des coachs d'entreprise. "Car ce virus crée une onde de choc sans précédent pour tout le monde et nous devons être en mesure de réagir rapidement, efficacement et de manière justifiée une fois que ces nouvelles restrictions seront derrière nous."

Les magasins craignent une perte de 4 milliards d'euros, une "catastrophe" pour Comeos

La fermeture des magasins non essentiels entraîne une perte de plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par jour, selon Comeos. Six semaines de fermeture représenteront un manque à gagner de 4 milliards d'euros, prévient vendredi l'organisation sectorielle du commerce et des services. "Une catastrophe", selon son CEO Dominique Michel. Il demande un vaste programme de soutien, des milliers d'emplois étant menacés.

"Nous comprenons la décision parce que la santé publique est primordiale, mais c'est un autre coup dur pour le secteur qui est déjà en difficulté", a souligné Dominique Michel dans un communiqué de presse. Des milliers d'emplois sont en danger, souligne le communiqué.

La fédération sectorielle demande donc une exonération des cotisations de sécurité sociale pour le troisième trimestre. De plus, par analogie avec la France, il devrait y avoir une intervention dans les frais de location. Comeos demande également la fin de toutes les taxes que les magasins doivent payer. Il s'agit, par exemple, des frais de stationnement ou des taxes sur la publicité lumineuse. "Il n'est pas possible que le gouvernement ferme les magasins et continue en même temps à percevoir des impôts."

"C'est une catastrophe, nous allons perdre 100 millions d'euros par jour. Jusqu'à début décembre, cela représente 4 milliards d'euros. Ce sont aussi 250.000 emplois qui seront supprimés dans notre secteur. Nous demandons un soutien très fort du gouvernement", a résumé le CEO Dominique Michel devant la caméra de la VRT.

Comeos est heureux que le système "click & collect", qui permet de commander en ligne et de retirer les produits en toute sécurité au magasin, soit par contre autorisé.

"Un coup très dur pour l'économie"

L'organisation patronale flamande Voka qualifie les mesures anti-coronavirus renforcées de "coup très dur pour l'économie" et demande des aides supplémentaires pour sauver les entreprises et les emplois. Elle demande que les mesures de soutien existantes soient prolongés et renforcés jusque fin juin 2021.

La priorité est de s'attaquer à la crise sanitaire pour éviter que le système de soins de santé ne s'effondre, estime le Voka, "mais notre économie va connaître des temps difficiles", déclare l'administrateur délégué de l'organisation Hans Maertens.

Les réserves des entreprises sont épuisées après huit mois de crise. "Sans soutien supplémentaire, nombreuses ne survivront pas à ce deuxième confinement, ce qui entraînera d'importantes pertes d'emplois. Surtout maintenant qu'on réalise que cette situation pourrait encore durer de nombreuses semaines", ajoute-t-il.

Tous les magasins non-essentiels devront fermer leurs portes durant un mois et demi, a décidé vendredi le comité de concertation réunissant le gouvernement fédéral et les entités fédérées. Il sera toutefois possible d'être livré et d'aller chercher des achats en "click&collect". Les professions non-médicales de contact, comme les coiffeurs, devront également cesser leurs activités. Ces mesures entrent en vigueur à partir de ce lundi 2 novembre, jusqu'au 13 décembre, avec une évaluation au 1er décembre pour les magasins non-essentiels. On note également la fermeture des restaurants d'hôtels ainsi que celle des centres de vacances à partir du 3 novembre. Le télétravail reste obligatoire là où c'est possible. Les entreprises, y compris les professions libérales et indépendants ainsi que les entreprises de construction, peuvent continuer le travail, en maintenant le respect des distances et le port du masque. "J'attends toujours qu'on me prouve qu'il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces !", a réagi vendredi Daniel Cauwel, président de la Fédération patronale interprofessionnelle SDI, à l'annonce de la fermeture probable de commerces non essentiels. "Si le SDI comprend bien évidemment l'urgence sanitaire, il insiste pour que les aides soient réactivées de manière immédiate et suffisante", insiste la fédération patronale. Pour le SDI, la fermeture des commerces non essentiels est particulièrement injuste. "En effet, les exploitants ont toujours suivi scrupuleusement les consignes et investi pour protéger leur personnel, leurs clients et eux-mêmes. De plus, la circulation du virus dans les commerces est marginale, de l'avis de la plupart des experts", estime le SDI. "C'est une très triste soirée pour notre pays et ses commerçants. Entre sauver des vies et sauver les commerces, il faut bien entendu sauver les vies, mais j'attends toujours qu'on me prouve qu'il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces ! Demain, des milliers de victimes innocentes risquent de faire faillite et je vous rappelle que ce sont des parcours humains qui vont littéralement se briser...", ajoute M. Cauwel.