Le concept, venu du Brésil, est simple : proposer aux sans-abris un repas directement cuisiné et servi dans un camion, le tout réalisé grâce à la récupération d'invendus alimentaires.
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Le concept, venu du Brésil, est simple : proposer aux sans-abris un repas directement cuisiné et servi dans un camion, le tout réalisé grâce à la récupération d'invendus alimentaires. Pour parvenir à boucler le budget nécessaire, les responsables du projet ont ratissé large. Partenariats, dons et même demande de subsides à la Région bruxelloise. Toutes les sources de financement étaient les bienvenues, avec à la clé, le lancement officiel duFeed truckd'ici la fin de l'année, si tout va bien. " Nous travaillons depuis plus d'un an sur ce projet, nous arrivons au bout ", lance Gilles Peckel, le responsable communication du projet (à droite sur la photo).Mais au-delà de l'aspect purement financier, Feed truck a pu compter sur l'expérience de professionnels venus lui prêter main-forte. " Nous travaillons notamment avec le groupe Delhaize qui nous donne des conseils sur la gestion des stocks et sur la façon de procéder avec des aliments invendus. C'est vraiment très utile ", continue Gilles Peckel, qui dispose d'une formation dans la restauration et qui connaît donc les contraintes imposées par l'Afsca. Le Feed truck sera présent chaque soir à un endroit spécifique afin de toucher un maximum de sans-abris. L'objectif visé, dans un premier temps, sera la distribution d'une centaine de repas par soir. Un travail qui nécessitera l'aide de plusieurs bénévoles. " Entre 10 et 15 par jour, précise Gilles Peckel. Car il faudra faire la cuisine, le service, s'occuper de la collecte des aliments. C'est une organisation importante mais nous recevons déjà énormément de propositions d'aide. " Par Arnaud Martin.