De nombreux grands noms sont passés sous pavillon chinois ces dernières années (citons Volvo, Club Med, Pirelli, Syngenta), ainsi que des ports ou des aéroports. Le Financial Times annonce que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, devrait annoncer la mesure dans un discours prévu en septembre. Pour " rencontrer les cri...

De nombreux grands noms sont passés sous pavillon chinois ces dernières années (citons Volvo, Club Med, Pirelli, Syngenta), ainsi que des ports ou des aéroports. Le Financial Times annonce que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, devrait annoncer la mesure dans un discours prévu en septembre. Pour " rencontrer les critiques au sujet du renforcement des investissements chinois dans les entreprises de l'Union évoluant dans le high-tech, la manufacture, l'énergie et les infrastructures ", écrit le quotidien. La mesure vise le manque de symétrie entre l'UE et la Chine. Cette dernière est nettement plus restrictive sur le rachat d'entreprises par des investisseurs étrangers. Et les acquisitions organisées souvent par des entreprises d'Etat chinoises, dont les moyens sont quasi illimités. Certains pays de l'Union disposent déjà de procédures pour examiner si une acquisition peut constituer un souci pour la sécurité nationale. L'objectif de la Commission serait d'harmoniser ces mesures entre les 28 pays membres. Le sujet est délicat car il n'y a pas d'unanimité sur le sujet, loin de là. La Grèce, le Portugal et l'Espagne ne tiennent pas à décourager les investisseurs extra-européens, tandis que la France aimerait protéger des secteurs stratégiques. Il existe aussi des restrictions sectorielles. Ainsi les compagnies aériennes de l'UE ne peuvent être acquises en majorité par des sociétés étrangères en continuant à bénéficier de l'accès libre au ciel européen. Elles doivent se contenter d'un maximum de 49 % des parts.