En Flandre, 13.301 vols à l'étalage ont été signalés l'an dernier (+4,3%), 6.395 en Wallonie (+4%).

"Il convient de souligner qu'il ne s'agit là que des déclarations officielles", nuance le SNI dont une enquête a mis en évidence que 42% des commerçants ne déclarent jamais les vols à l'étalage commis dans leur commerce.

Le SNI s'inquiète en outre du passage à l'heure d'hiver qui s'accompagnerait d'une hausse des vols.

"Le vol à l'étalage coûte aux commerçants entre 1,5 et 2% de leur chiffre d'affaires. En raison de leurs marges bénéficiaires serrées, cela peut représenter un sérieux tort pour les commerçants", déplore la présidente du SNI, Christine Mattheeuws.

Le SNI demande que l'indemnisation en cas de vol à l'étalage, qui a été adoptée en 2017, soit mise en oeuvre rapidement. "Dans la pratique, avec ce système, le 'voleur à l'étalage' devra payer au commerçant un montant d'environ 181 euros s'il est pris sur le fait. Une agence de recouvrement externe se chargerait du processus. Dans le même temps, le vol serait signalé à la police. Si le voleur n'a pas payé dans les 8 à 10 semaines, l'agence de recouvrement peut procéder au recouvrement au nom du commerçant", explique le SNI, soulignant qu'un tel système existe aux Pays-Bas depuis des années.