Selon le personnel, la charte est "violée dans ses dispositions relatives aux recrutements et nominations au sein de la rédaction". "Ces derniers jours, la direction a encore pris des décisions de nomination ou de non-nomination, de manière unilatérale", relèvent la SDR et l'AJP, "méprisant au passage les avis des deux rédacteurs en chefs adjoints, ceux-ci étant pourtant les seuls représentants de la rédaction en chef, en l'absence d'un rédacteur en chef." Mardi matin, les journalistes de l'Avenir avaient publié une double page dans laquelle ils détaillaient ces nominations contestées.

"La direction vient d'imposer ses vues à deux reprises dans la désignation à des postes clefs au sein de la rédaction, passant outre l'avis négatif émis par les deux rédacteurs en chef adjoints, les deux dépositaires de cette indépendance puisqu'il n'y a plus de rédacteur en chef", écrivaient-ils.

"La direction a donc décidé de procéder à des désignations ciblées." L'AG a apporté son soutien aux deux rédacteurs en chef adjoints et a réclamé l'écartement du directeur des rédactions, Philippe Lawson, "qui travaille seul et contre les rédactions". Ce dernier a déjà fait l'objet d'une motion de méfiance de la part du personnel. Les Éditions de l'Avenir, propriété de Nethys, ont connu une douloureuse restructuration au printemps dernier, avec une réduction des effectifs de 43,09 équivalents temps plein (ETP).