Destinées à l'alimentation du bétail

Ces drêches sont traditionnellement vendues aux agriculteurs, soit en guise d'engrais pour la terre, mais plus généralement pour nourrir le bétail, essentiellement des bovins et des vaches laitières. Il est ainsi recommandé de donner à une vache 5 à 8 kilos de drêches par jour, ce qui augmenterait la production quotidienne de lait entre 1 et 3 litres. Les drêches fraîches, qui ne subissent aucune transformation, doivent être directement utilisées en raison de leur faible durée de vie. Elles peuvent être également séchées et ensilées (mises en silo) pour une conservation de plusieurs mois. L'intérêt de l'utilisation des drêches vient également de leur faible coût par rapport à d'autres ...

Ces drêches sont traditionnellement vendues aux agriculteurs, soit en guise d'engrais pour la terre, mais plus généralement pour nourrir le bétail, essentiellement des bovins et des vaches laitières. Il est ainsi recommandé de donner à une vache 5 à 8 kilos de drêches par jour, ce qui augmenterait la production quotidienne de lait entre 1 et 3 litres. Les drêches fraîches, qui ne subissent aucune transformation, doivent être directement utilisées en raison de leur faible durée de vie. Elles peuvent être également séchées et ensilées (mises en silo) pour une conservation de plusieurs mois. L'intérêt de l'utilisation des drêches vient également de leur faible coût par rapport à d'autres types d'alimentation animale.Les micro-brasseries installées dans les villes, tout comme certaines brasseries de plus grande importance, n'avaient jusqu'ici peu ou pas donné de seconde vie aux drêches. Il est en effet plus simple de les jeter plutôt que d'engager des frais de transport pour les revendre à des agriculteurs. Dans une logique d'économie circulaire, ces drêches connaissent aujourd'hui une seconde vie. Une fois séchées, elles sont préparées dans des recettes destinées à produire des crackers ou même du pain. Citons parmi les nouveaux acteurs de cette économie circulaire l'association Beerfood et la biscuiterie Mad Lab, qui ont déjà commercialisé des crackers à base de drêches. Les drêches sont des résidus issus du brassage de la bière et de certains alcools, dont le whisky. Concrètement, les brasseurs utilisent de l'orge, qui est ensuite maltée. Le malt est alors broyé avant d'être placé dans un bain chauffé à haute température pour convertir l'amidon en sucres. La partie liquide deviendra de la bière et la partie solide, retirée du mélange, s'appelle les drêches. Les drêches, dont la grosse production se fait au printemps et en été, sont utilisées à l'état brut (humides) ou sont séchées puis conservées. Une tonne de drêches coûte entre 50 et 70 euros, le prix a quasi doublé en 10 ans !La drêche est convoitée pour son apport nutritionnel, tant pour les animaux que pour l'homme. Ainsi, les drêches sont très riches en fibres et en protéines, contiennent des vitamines, des acides aminés, des lipides ainsi qu'une faible proportion de minéraux (phosphore, magnésium, calcium et silicium). Elles sont en revanche assez faibles en calories et facilitent le transit. Une fois les drêches réduites en farine, elles se mélangent assez facilement à d'autres éléments et complètent bien d'autres types de farines, notamment celles de froment.De nouveaux projets autour de l'utilisation de la drêche comme source d'énergie sont à l'étude. Aujourd'hui, elles sont parfois utilisées comme combustibles mais pourraient également être utilisées pour produire de l'électricité via la biométhanisation. Ainsi, une tonne de drêches pourrait fournir 1 MWh d'énergie thermique. Un autre type de valorisation, déjà testée, est le compost et le substrat. Ainsi la coopérative Le champignon de Bruxelles utilise de la drêche de la brasserie Cantillon pour cultiver des champignons de type shiitakés dans les caves de Cureghem, à Anderlecht.Par Géry Brusselmans.