Le premier dossier concerné est la fusion elle-même, tandis que le second est l'entrée de l'entreprise d'Etat chinoise State Grid dans le capital d'Eandis. La fusion était en effet une condition à l'entrée de cette société chinoise.

"Nous allons analyser les conséquences de cette décision", selon un porte-parole d'Eandis.

Annoncée en juin, la prise de participation chinoise devait être validée par les actionnaires d'Eandis le 3 octobre lors d'une assemblée générale extraordinaire, dans la foulée de la fusion des sept intercommunales d'Eandis et de leurs réseaux de distribution, pour constituer Eandis Assets.

Selon le porte-parole, l'assemblée est maintenue, mais il sera tenu compte du "nouveau contexte".

La fusion des sept intercommunales composant le gestionnaire de distribution d'énergie Eandis ne pourra pas se faire, a indiqué jeudi l'échevin anversois Koen Kennis (N-VA).

L'intercommunale anversoise Imea avait en effet fait savoir qu'elle posait comme condition suspensive à cette fusion le maintien de ses bas tarifs. Le régulateur flamand de l'énergie (Vreg) a toutefois annoncé qu'après fusion, plus aucune différence régionale de tarification ne pouvait intervenir.

"Dans les discussions qui entouraient la fusion d'Eandis, la position de l'administration communale anversoise a toujours été qu'une telle opération ne devait pas se faire au détriment de l'Anversois", a affirmé M. Kennis dans un communiqué.

"Après l'accord de principe de fusion et la recherche d'un partenaire privé à l'été 2015, il a été demandé comme garantie absolue que les tarifs actuels, qui sont parmi les plus bas en Flandre, soient préservés. Ce n'est qu'aujourd'hui que la Vreg s'est prononcée de manière claire sur le dossier. Le régulateur estime que cette tarification doit être uniformisée, avec comme conséquence une hausse de prix pour l'Anversois."

L'échevin conclut du message de la Vreg que la condition suspensive d'Imea est rencontrée et que la fusion ne peut avoir lieu.