Le patron de Disney Robert Iger vient de dévoiler les contours de sa nouvelle offre de streaming, à l'occasion d'une keynote (présentation) organisée dans ses studios à Los Angeles. L'offensive est de taille : " Pour nous, c'est all-in ", a déclaré Robert Iger, exprimant sa volonté de prendre une place significative sur un marché mondial du streaming dominé par Netflix et ses 139 millions d'abonnés.
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Le patron de Disney Robert Iger vient de dévoiler les contours de sa nouvelle offre de streaming, à l'occasion d'une keynote (présentation) organisée dans ses studios à Los Angeles. L'offensive est de taille : " Pour nous, c'est all-in ", a déclaré Robert Iger, exprimant sa volonté de prendre une place significative sur un marché mondial du streaming dominé par Netflix et ses 139 millions d'abonnés. Disney compte sur la richesse de son catalogue pour séduire de nouveaux adeptes. La firme de Mickey compte plusieurs centaines de productions à succès : des grands classiques comme Blanche-Neige, Aladin, Le Roi Lion, ou encore le blockbuster mondial La Reine des neiges, dont la suite est attendue en 2019. Mais ce n'est pas tout. Disney s'est adjoint en 2006 les services du studio d'animation Pixar (Nemo, Ratatouille, Les Indestructibles, Toy Story, Cars, etc.). A toutes ces productions s'ajoute le catalogue Marvel, une autre propriété de Disney, qui possède les franchises d'une belle panoplie de super-héros : Spiderman, Hulk, Captain America, etc. Récemment, Disney a également fait main basse sur les studios de la 21 st Century Fox, pour la bagatelle de 71 milliards de dollars, ce qui lui permettra de proposer des films comme Avatar, Titanic ou Alien, mais aussi l'intégralité de la série de dessins animés Les Simpson. Sans oublier les documentaires du National Geographic et l'intégralité de la franchise Star Wars. Fort de ce catalogue impressionnant et d'une offre à prix plancher (à partir de 6,99 dollars par mois), Disney espère convaincre 60 à 90 millions de nouveaux abonnés d'ici 2024. Malgré son indéniable force de frappe, Disney+ aura fort à faire face au leader Netflix, mais aussi à Amazon Prime et à la future plateforme d'Apple. Cette offensive sur le marché du streaming est un changement majeur d'orientation stratégique pour Disney. Dans un premier temps, l'entreprise américaine a pactisé avec Netflix, qui a proposé pendant plusieurs années une bonne partie des productions Disney, assurant à la firme de Mickey de confortables rentrées. En 2017, le CEO Robert Iger a décidé de retirer progressivement ses films du catalogue Netflix, afin de préparer l'arrivée de sa propre offre de streaming. Cette opération audacieuse s'accompagne d'importants investissements techniques pour la création de cette plateforme. Disney devra aussi mettre les bouchées doubles pour l'alimenter en nouvelles productions, afin d'abreuver ses abonnés de nouveautés dans l'espoir de les conserver - une stratégie largement éprouvée par Netflix, qui a encore investi 12 milliards de dollars dans la production en 2018. Disney promet 10 films originaux et 25 séries dès sa première année, notamment The Mandalorian, une spin-off de Star Wars au budget colossal de 100 millions de dollars. Vu les investissements nécessaires, l'entreprise estime que sa plateforme ne sera pas rentable avant 2024. Disney+ sera disponible aux Etats-Unis le 12 novembre. Son déploiement en Europe débutera fin 2019.