Volkswagen proposera "entre 1.350 et 6.257 euros" par véhicule dépendant de son "type et âge", a indiqué l'association de consommateurs VZBV. Requérant unique, elle représente quelque 400.000 clients inscrits à cette première "procédure modèle" allemande similaire à une "class action" à l'américaine.

Parmi ces clients, selon l'association, quelque 260.000 sont éligibles à l'accord et recevront une offre de la part de VW, accusé d'avoir délibérément nui à ses clients en installant à leur insu un logiciel faisant paraître les véhicules moins polluants qu'ils ne l'étaient en réalité.

L'accord, qui ne couvre pas, par exemple, les clients résidents à l'étranger, prévoit que la VZBV retire fin avril sa requête devant le tribunal de Brunswick, marquant la fin de cette procédure hors-norme en Allemagne qui s'était ouverte fin septembre et devait durer jusqu'en 2023.

Pour Volkswagen, la directrice juridique, Hiltrud Werner, a loué un "accord équitable et réalisable". Côté VZBV, son président, Klaus Müller, juge avoir négocié le "maximum possible" après des discussions "difficiles".

Il s'agit en substance du même compromis que celui qui a échoué il y a deux semaines en raison d'un désaccord sur les modalités de versement des dédommagements. Volkswagen avait alors proposé d'indemniser ses clients sans participation de l'association.

30 milliards d'euros

Désormais, "les clients n'ont pas besoin de faire aveuglement confiance à une entreprise qui les a déjà escroqués une fois", a défendu M. Müller.

Ce scandale à tiroirs remonte à septembre 2015, quand le géant automobile allemand a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels truqueurs, et hante depuis l'industrie automobile allemande.

Si l'accord tire un trait sur la plus vaste des procédures, Volkswagen reste visé par des dizaines de milliers de requêtes individuelles en indemnisation, dont une partie a déjà abouti à des règlements amiables.

Les clients inscrits avec la VZBV devront d'ailleurs choisir jusqu'au 20 avril s'ils acceptent l'offre et renoncent ainsi à une démarche individuelle.

Fixer cette limite était "important pour Volkswagen", note la VZBV: Volkswagen veut de la clarté avant le 5 mai, quand la cour fédérale allemande doit se pencher pour la première fois sur le "dieselgate" et pourrait bousculer la jurisprudence en faveur ou défaveur des clients.

Le montant de 830 millions d'euros peut pourtant paraître relativement modeste comparé aux 30 milliards d'euros qu'a déjà coûté le dieselgate au constructeur allemand.

L'essentiel de cette somme - frais juridiques, amendes et dédommagements - a pour l'heure été déboursé aux Etats-Unis, notamment pour indemniser les clients pour la reprise de leurs véhicules.

Cascade de procédures

En Allemagne, le constructeur n'a payé jusqu'ici que trois amendes d'un total de 2,3 milliards d'euros et conteste avoir causé des dommages aux automobilistes.

L'accord suscite par ailleurs de premières critiques: "les clients pourraient obtenir des sommes nettement plus grandes", estime Claus Goldenstein. Son cabinet dit représenter 17.800 clients, dont un dossier examiné le 5 mai par la Cour fédérale.

En plus des demandes d'indemnisation de clients, plusieurs dirigeants du groupe, dont l'actuel PDG, Herbert Diess, et le président du conseil de surveillance, Hans Dieter Pötsch, ainsi que l'ancien patron, Martin Winterkorn, et l'ancien patron de la marque Audi, Rupert Stadler, sont visés par des enquêtes pénales.

La semaine dernière, les bureaux de Porsche ont une nouvelle fois été perquisitionnés par les enquêteurs.

Dans un procès engagé il y a un an, des investisseurs réclament un dédommagement pour la chute spectaculaire du cours de l'action en Bourse dans les jours qui ont suivi les révélations.

Au-delà du front judiciaire, le scandale a accéléré le déclin du diesel et les voitures de ce type risquent d'être bannies de plusieurs villes allemandes en raison de leur niveau de pollution en oxyde d'azote (NOx).

Volkswagen tente, lui, de tourner la page en investissant plus de 30 milliards d'euros dans la voiture électrique dans la course pour respecter de strictes normes européennes d'émissions de CO2.

Volkswagen proposera "entre 1.350 et 6.257 euros" par véhicule dépendant de son "type et âge", a indiqué l'association de consommateurs VZBV. Requérant unique, elle représente quelque 400.000 clients inscrits à cette première "procédure modèle" allemande similaire à une "class action" à l'américaine.Parmi ces clients, selon l'association, quelque 260.000 sont éligibles à l'accord et recevront une offre de la part de VW, accusé d'avoir délibérément nui à ses clients en installant à leur insu un logiciel faisant paraître les véhicules moins polluants qu'ils ne l'étaient en réalité.L'accord, qui ne couvre pas, par exemple, les clients résidents à l'étranger, prévoit que la VZBV retire fin avril sa requête devant le tribunal de Brunswick, marquant la fin de cette procédure hors-norme en Allemagne qui s'était ouverte fin septembre et devait durer jusqu'en 2023.Pour Volkswagen, la directrice juridique, Hiltrud Werner, a loué un "accord équitable et réalisable". Côté VZBV, son président, Klaus Müller, juge avoir négocié le "maximum possible" après des discussions "difficiles".Il s'agit en substance du même compromis que celui qui a échoué il y a deux semaines en raison d'un désaccord sur les modalités de versement des dédommagements. Volkswagen avait alors proposé d'indemniser ses clients sans participation de l'association.30 milliards d'eurosDésormais, "les clients n'ont pas besoin de faire aveuglement confiance à une entreprise qui les a déjà escroqués une fois", a défendu M. Müller.Ce scandale à tiroirs remonte à septembre 2015, quand le géant automobile allemand a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels truqueurs, et hante depuis l'industrie automobile allemande.Si l'accord tire un trait sur la plus vaste des procédures, Volkswagen reste visé par des dizaines de milliers de requêtes individuelles en indemnisation, dont une partie a déjà abouti à des règlements amiables.Les clients inscrits avec la VZBV devront d'ailleurs choisir jusqu'au 20 avril s'ils acceptent l'offre et renoncent ainsi à une démarche individuelle.Fixer cette limite était "important pour Volkswagen", note la VZBV: Volkswagen veut de la clarté avant le 5 mai, quand la cour fédérale allemande doit se pencher pour la première fois sur le "dieselgate" et pourrait bousculer la jurisprudence en faveur ou défaveur des clients.Le montant de 830 millions d'euros peut pourtant paraître relativement modeste comparé aux 30 milliards d'euros qu'a déjà coûté le dieselgate au constructeur allemand.L'essentiel de cette somme - frais juridiques, amendes et dédommagements - a pour l'heure été déboursé aux Etats-Unis, notamment pour indemniser les clients pour la reprise de leurs véhicules.Cascade de procéduresEn Allemagne, le constructeur n'a payé jusqu'ici que trois amendes d'un total de 2,3 milliards d'euros et conteste avoir causé des dommages aux automobilistes.L'accord suscite par ailleurs de premières critiques: "les clients pourraient obtenir des sommes nettement plus grandes", estime Claus Goldenstein. Son cabinet dit représenter 17.800 clients, dont un dossier examiné le 5 mai par la Cour fédérale.En plus des demandes d'indemnisation de clients, plusieurs dirigeants du groupe, dont l'actuel PDG, Herbert Diess, et le président du conseil de surveillance, Hans Dieter Pötsch, ainsi que l'ancien patron, Martin Winterkorn, et l'ancien patron de la marque Audi, Rupert Stadler, sont visés par des enquêtes pénales.La semaine dernière, les bureaux de Porsche ont une nouvelle fois été perquisitionnés par les enquêteurs.Dans un procès engagé il y a un an, des investisseurs réclament un dédommagement pour la chute spectaculaire du cours de l'action en Bourse dans les jours qui ont suivi les révélations.Au-delà du front judiciaire, le scandale a accéléré le déclin du diesel et les voitures de ce type risquent d'être bannies de plusieurs villes allemandes en raison de leur niveau de pollution en oxyde d'azote (NOx).Volkswagen tente, lui, de tourner la page en investissant plus de 30 milliards d'euros dans la voiture électrique dans la course pour respecter de strictes normes européennes d'émissions de CO2.