Le parquet, qui avait mis en cause fin mai pour "fraude" le patron d'Audi Rupert Stadler ainsi qu'un autre membre du directoire, estime qu'il existe un "risque de dissimulation de preuves" justifiant l'incarcération.

Audi a confirmé à l'AFP l'arrestation de son dirigeant sans donner plus de détails, rappelant uniquement la présomption d'innocence concernant M. Stadler. L'agence fédérale de l'automobile KBA avait ordonné début juin le rappel de quelque 60.000 Audi A6 et A7 après la découverte d'un "logiciel illicite" capable de fausser les niveaux d'émissions de gaz polluants.

Enquêtes pour fraude et perquisitions

Des perquisitions avaient eu lieu fin mai aux domiciles des deux suspects après des perquisitions en février, mars et avril de domiciles et lieux de travail de responsables d'Audi en Allemagne, dont le siège du constructeur à Ingoldstadt. Plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des salariés de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l'équipementier Bosch.

Volkswagen avait reconnu en 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

Le parquet, qui avait mis en cause fin mai pour "fraude" le patron d'Audi Rupert Stadler ainsi qu'un autre membre du directoire, estime qu'il existe un "risque de dissimulation de preuves" justifiant l'incarcération. Audi a confirmé à l'AFP l'arrestation de son dirigeant sans donner plus de détails, rappelant uniquement la présomption d'innocence concernant M. Stadler. L'agence fédérale de l'automobile KBA avait ordonné début juin le rappel de quelque 60.000 Audi A6 et A7 après la découverte d'un "logiciel illicite" capable de fausser les niveaux d'émissions de gaz polluants. Des perquisitions avaient eu lieu fin mai aux domiciles des deux suspects après des perquisitions en février, mars et avril de domiciles et lieux de travail de responsables d'Audi en Allemagne, dont le siège du constructeur à Ingoldstadt. Plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des salariés de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l'équipementier Bosch.Volkswagen avait reconnu en 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.