A Jurbise, deux anciens concessionnaires ont lancé il y a quelques mois un self garage, permettant à qui le souhaite, de venir effectuer des entretiens sur son véhicule. Le principe, très répandu en Amérique du Nord, l'est beaucoup moins de ce côté-ci de l'Atlantique. " Il en existe quelques-uns en France mais en Belgique le concept est quasi inconnu ", explique Pascal Altazin, l'un des deux associés du garage 51. Pourtant, à voir le garage afficher complet, la demande semble ne pas manquer. " C'est tous les jours comme ça, sourit le gérant. Nous avons des personnes qui viennent de partout en Belgique. On a des Anversois et beaucoup de ...

A Jurbise, deux anciens concessionnaires ont lancé il y a quelques mois un self garage, permettant à qui le souhaite, de venir effectuer des entretiens sur son véhicule. Le principe, très répandu en Amérique du Nord, l'est beaucoup moins de ce côté-ci de l'Atlantique. " Il en existe quelques-uns en France mais en Belgique le concept est quasi inconnu ", explique Pascal Altazin, l'un des deux associés du garage 51. Pourtant, à voir le garage afficher complet, la demande semble ne pas manquer. " C'est tous les jours comme ça, sourit le gérant. Nous avons des personnes qui viennent de partout en Belgique. On a des Anversois et beaucoup de Liégeois. " Le principe est des plus simples. Les clients réservent un emplacement et payent à l'heure, le temps d'effectuer leur entretien. " Hormis quelques appareils spécifiques, pour lesquels on demande un supplément, tous les outils sont disponibles ", explique encore Pascal Altazin. Au-delà d'un niveau minimum de connaissances, c'est surtout une bonne dose de volonté qui est nécessaire. " Lors de la prise de rendez-vous, on évalue le niveau de connaissance des gens, ça nous permet ainsi d'estimer le temps qui sera nécessaire. On refuse parfois certaines personnes lorsque l'on sent que la motivation n'est pas là mais si les gens ont l'envie, ils y arriveront ", explique Olivier Deblander. Le mécanicien responsable du garage assure néanmoins systématiquement une vérification avant de laisser sortir un véhicule. Parmi les clients, les profils sont variés. Les passionnés d'autos sont nombreux mais pas uniquement. " Il y a ceux qui sont très attachés à leur voiture, notamment quand ce sont des ancêtres, et qui ne veulent pas qu'on touche à leur véhicule ", sourit Pascal Altazin. Parmi les apprentis mécanos, beaucoup viennent également pour des raisons économiques. C'est d'ailleurs ce qui a poussé les deux anciens concessionnaires à lancer leur activité. " Au fil des ans, on avait remarqué que les voitures étaient de moins en moins bien entretenues car le passage au garage est sans cesse plus cher. " Julien, un étudiant de 23 ans, fait partie de ces conducteurs, prêts à mettre les mains dans le cambouis pour faire des économies. Sur sa petite voiture dorée, il s'attaque à un sérieux chantier : le changement du joint de culasse. Malgré le fait qu'il est un habitué, la tâche ne s'annonce pas simple. " Je me suis renseigné en regardant des tutos, lance-t-il. J'ai vu que certains faisaient ça en une journée. On verra si j'y arrive mais pour le moment, je ne m'en sors pas trop mal ", sourit le jeune homme. En cas de problème, il pourra toujours compter sur les conseils d'Olivier Deblander. " Ils font régulièrement appel à nous. Apporter l'aide technique est essentiel. Il ne faut pas que nous nous limitions à louer des emplacements ", explique le mécanicien. Fort de son succès, les deux responsables ont déposé une franchise. Très prochainement, un deuxième garage ouvrira ses portes en Région bruxelloise, avant potentiellement d'autres ouvertures " Notre objectif est d'avoir un garage par province ", conclut Pascal Altazin. Par Arnaud Martin.