Il fallait s'y attendre. Avec un taux de satisfaction (64%) qui n'a jamais été aussi bas et plus de la moitié des trams ou des bus en défaut de ponctualité, la société de transports publics flamande De Lijn a réussi à dresser contre elle une majorité de mandataires publics qui lui reprochent de vivre dans ...

Il fallait s'y attendre. Avec un taux de satisfaction (64%) qui n'a jamais été aussi bas et plus de la moitié des trams ou des bus en défaut de ponctualité, la société de transports publics flamande De Lijn a réussi à dresser contre elle une majorité de mandataires publics qui lui reprochent de vivre dans sa bulle, " totalement déconnectée des réalités du terrain ". Leurs plaintes ont fini par émouvoir le ministre Ben Weyts (N-VA) qui vient de présenter au Vlaamse Raad un nouveau plan de mobilité dans lequel le pouvoir de décision appartiendra au département Mobilité et Transports publics (MOW). Ce dernier s'articule un peu comme une lasagne, en quatre couches, avec au sommet les wagons de la SNCB. En dessous, viendra le " réseau interurbain " de De Lijn qui assurera la liaison entre les principales villes de Flandre. Mais même en ce domaine, la société ne sera plus seule à décider. Elle devra composer avec les responsables du troisième niveau chargés de la mise au point de " réseaux complémentaires " hors des villes, c'est-à-dire dans les campagnes. Ces nouveaux responsables seront des " régions de transport " ( vervoersregio's) au nombre de 15 : Anvers, Roulers, Alost, etc. Chacune dotée d'un conseil, ces régions pourront, par exemple, décider quand et comment sera assurée l'accessibilité de points sensibles tels que les hôpitaux ou les seniories. Elles devront en outre assurer des " transports sur mesure " via des voitures partagées ou des chèques-taxis et devront également veiller au transport des élèves.