Ces deux entités deviennent d'ailleurs les actionnaires du holding Blueberry -la première à 50,01% et la seconde à 49,99%-, le "premier écosystème belge dédié au développement durable de l'industrie aérospatiale réunissant des entreprises de haute technologie tournées vers l'avenir".

Le groupe français Dassault avait vendu en février dernier sa participation de 96,85% dans la Sabca, qui est désormais détenue par Blueberry. Les 3,15% d'actions restants feront l'objet d'une offre publique d'acquisition obligatoire qui aboutira à leur acquisition pour le nouvel holding et au retrait de la cotation de la Sabca sur Euronext.

En unissant cette dernière et Sabena Aerospace, deux acteurs belges de référence dans l'industrie aérospatiale, Blueberry pose les bases du premier écosystème durable du secteur. Durable d'un point de vue environnemental mais aussi temporel, situent les partenaires. Cette union renforcera aussi les deux sociétés grâce au caractère complémentaire de leurs activités, au partage de leur connaissance du marché et à une organisation industrielle optimisée, pointent-ils, mettant aussi en avant l'ancrage belge de la nouvelle entité.

Leur objectif est en effet avant tout de renforcer l'industrie belge dans un secteur d'une importance stratégique pour l'économie puisqu'il représente près de 100.000 emplois directs et indirects.

Le partenariat permettra d'accéder à de nouveaux segments de marché, à du financement, à des conditions d'achat compétitives, explique Stéphane Burton, le patron de Sabena Aerospace et désormais de Blueberry.

Il n'est cependant pas question de voir la Sabca ou Sabena progressivement disparaître. Blueberry n'est pas une entreprise commerciale, insiste le responsable. Mais bien "un facilitateur", "un catalysateur stratégique pour le développement des activités de chacun de ses membres actuels et à venir", souligne-t-il.

"Le but est d'atteindre davantage ensemble, de mieux profiter de nos infrastructures et de nos investissements", abonde Thibauld Jongen, patron de la Sabca.

La Sabca est spécialisée dans la fabrication de composants de haute technologie pour l'industrie aéronautique et spatiale ainsi que dans la maintenance des avions militaires, tandis que Sabena Aerospace est lui un acteur international actif dans la maintenance et la réparation d'avions. Il assiste à ce titre les compagnies aériennes de passagers et de fret ainsi que les forces aériennes dans la maintenance de leurs flottes.

"Tout ce qui vole est dans le périmètre de Blueberry", résume Thibauld Jongen. "Nous avons accès à tous les clients et à tous les métiers et c'est assez unique." Cela rend le nouveau groupe plus résilient, tant dans des conditions économiques favorables que défavorables.

La crise du Covid-19 ne tombe-t-elle alors pas à un mauvais moment pour Blueberry? Non, répondent les partenaires. "Elle constitue un risque et il y a forcément un impact à la crise", concède Stéphane Burton. Mais les deux sociétés sont aussi actives dans les domaines de la défense, de l'espace et du cargo, qui ne sont pas touchés par le contexte actuel. La formation du groupe permettra ainsi d'atténuer l'impact grâce à la diversification dans différents segments de l'industrie. "Il est aussi possible qu'il y ait des opportunités avec la crise. Mais ce n'est pas le premier objectif", glisse le patron de Sabena Aerospace.

Blueberry se dit en tous les cas ouvert à accueillir d'autres partenaires, plutôt de niche, également actifs dans le secteur aérospatial. La Sonaca? "Ce n'est pas le sujet", répond Stéphane Burton. "Nous sommes partenaires avec eux mais ils ont leur propre programme et développement."

Chaque pilier du groupe sera dirigé par sa propre équipe de direction et développera son propre business plan. Les conseils d'administration seront toutefois communs.

Blueberry s'appuie sur 1.200 collaborateurs répartis sur 12 sites, dont 4 en Belgique, et est actif dans plus de 10 pays. Son chiffre d'affaires cumulé est de 250 millions d'euros.

Ces deux entités deviennent d'ailleurs les actionnaires du holding Blueberry -la première à 50,01% et la seconde à 49,99%-, le "premier écosystème belge dédié au développement durable de l'industrie aérospatiale réunissant des entreprises de haute technologie tournées vers l'avenir". Le groupe français Dassault avait vendu en février dernier sa participation de 96,85% dans la Sabca, qui est désormais détenue par Blueberry. Les 3,15% d'actions restants feront l'objet d'une offre publique d'acquisition obligatoire qui aboutira à leur acquisition pour le nouvel holding et au retrait de la cotation de la Sabca sur Euronext. En unissant cette dernière et Sabena Aerospace, deux acteurs belges de référence dans l'industrie aérospatiale, Blueberry pose les bases du premier écosystème durable du secteur. Durable d'un point de vue environnemental mais aussi temporel, situent les partenaires. Cette union renforcera aussi les deux sociétés grâce au caractère complémentaire de leurs activités, au partage de leur connaissance du marché et à une organisation industrielle optimisée, pointent-ils, mettant aussi en avant l'ancrage belge de la nouvelle entité. Leur objectif est en effet avant tout de renforcer l'industrie belge dans un secteur d'une importance stratégique pour l'économie puisqu'il représente près de 100.000 emplois directs et indirects. Le partenariat permettra d'accéder à de nouveaux segments de marché, à du financement, à des conditions d'achat compétitives, explique Stéphane Burton, le patron de Sabena Aerospace et désormais de Blueberry. Il n'est cependant pas question de voir la Sabca ou Sabena progressivement disparaître. Blueberry n'est pas une entreprise commerciale, insiste le responsable. Mais bien "un facilitateur", "un catalysateur stratégique pour le développement des activités de chacun de ses membres actuels et à venir", souligne-t-il. "Le but est d'atteindre davantage ensemble, de mieux profiter de nos infrastructures et de nos investissements", abonde Thibauld Jongen, patron de la Sabca. La Sabca est spécialisée dans la fabrication de composants de haute technologie pour l'industrie aéronautique et spatiale ainsi que dans la maintenance des avions militaires, tandis que Sabena Aerospace est lui un acteur international actif dans la maintenance et la réparation d'avions. Il assiste à ce titre les compagnies aériennes de passagers et de fret ainsi que les forces aériennes dans la maintenance de leurs flottes. "Tout ce qui vole est dans le périmètre de Blueberry", résume Thibauld Jongen. "Nous avons accès à tous les clients et à tous les métiers et c'est assez unique." Cela rend le nouveau groupe plus résilient, tant dans des conditions économiques favorables que défavorables. La crise du Covid-19 ne tombe-t-elle alors pas à un mauvais moment pour Blueberry? Non, répondent les partenaires. "Elle constitue un risque et il y a forcément un impact à la crise", concède Stéphane Burton. Mais les deux sociétés sont aussi actives dans les domaines de la défense, de l'espace et du cargo, qui ne sont pas touchés par le contexte actuel. La formation du groupe permettra ainsi d'atténuer l'impact grâce à la diversification dans différents segments de l'industrie. "Il est aussi possible qu'il y ait des opportunités avec la crise. Mais ce n'est pas le premier objectif", glisse le patron de Sabena Aerospace. Blueberry se dit en tous les cas ouvert à accueillir d'autres partenaires, plutôt de niche, également actifs dans le secteur aérospatial. La Sonaca? "Ce n'est pas le sujet", répond Stéphane Burton. "Nous sommes partenaires avec eux mais ils ont leur propre programme et développement." Chaque pilier du groupe sera dirigé par sa propre équipe de direction et développera son propre business plan. Les conseils d'administration seront toutefois communs. Blueberry s'appuie sur 1.200 collaborateurs répartis sur 12 sites, dont 4 en Belgique, et est actif dans plus de 10 pays. Son chiffre d'affaires cumulé est de 250 millions d'euros.