Lors de ce CE extraordinaire, qui aura lieu au siège de l'entreprise à Diegem, Brussels Airlines va présenter le plan que la compagnie propose pour assurer son avenir, concède seulement sa porte-parole Kim Daenen. Une communication vers la presse sera prévue dans la foulée. Et vers le personnel également dans la soirée, via webcast, d'après l'ACLVB/CGSLB.

"On s'attend à recevoir plus de détails sur l'avenir de l'entreprise pour la période allant jusque 2023", confie Filip Lemberechts, secrétaire permanent du syndicat libéral. "Je pense que l'exercice Reboot (un plan de transformation lancé avant la crise du coronavirus visant à devenir structurellement rentable d'ici 2022, NDLR) va être accéléré. Il ne concernait jusqu'à présent que le personnel au sol. L'annonce de demain devrait également toucher au personnel navigant."

Le nombre de personnes qui devaient être amenées à quitter l'entreprise, pour l'essentiel sur base volontaire, dans le cadre de ce plan n'était pas encore connu. L'exercice devait en effet avoir lieu département par département afin de voir si suffisamment de salariés allaient choisir cette option. Et il devait ensuite être répété pour les pilotes et les stewards et hôtesses.

Du côté de la CNE/ACV, "on ne s'attend pas à de bonnes nouvelles" et on redoute ni plus ni moins qu'"un plan de restructuration avec l'annonce de licenciements et d'une réduction salariale pour ceux qui restent".

La peur d'un plan de restructuration

Didier Lebbe, secrétaire permanent du syndicat chrétien, s'interroge particulièrement sur le moment de cette réunion. "Pourquoi organiser un conseil d'entreprise extraordinaire de manière aussi précipitée alors qu'il n'y a pas encore d'accord entre l'Etat belge et le groupe Lufthansa? Pourquoi dès lors faire une telle annonce et présenter déjà un plan d'avenir?", se demande-t-il, dubitatif sur ce que la compagnie attend comme réaction des syndicats lors de l'annonce de mardi.

Pour pouvoir poursuivre ses activités, Brussels Airlines a besoin de 290 millions d'euros. Des négociations sont en cours entre l'État et l'entreprise et sa maison-mère allemande mais n'ont en effet pas encore abouti à un accord pour le moment.

En échange d'une aide d'État, le gouvernement fédéral a demandé au groupe aéronautique de donner des garanties solides sur l'avenir de la compagnie aérienne belge. La Première ministre Sophie Wilmès l'a exprimé dans une lettre qu'elle a envoyée la semaine dernière au patron de Lufthansa, Carsten Spohr. Ce dernier ne voit cependant pas d'un très bon oeil que les Etats soient à l'avenir représentés au conseil d'administration de son groupe et aient leur mot à dire sur les décisions qui y seront prises.

Cela alors que Lufthansa a annoncé jeudi dernier négocier avec l'État allemand un plan de sauvetage "de 9 milliards d'euros", qui pourrait inclure une nationalisation partielle du groupe, pour lui éviter la faillite en raison de la crise liée au coronavirus.

De leur côté, les syndicats ont déjà plaidé pour une reconstruction du secteur aérien, très fortement touché par la crise du coronavirus, coordonnée au niveau transnational. Selon eux, les travailleurs "vivent dans une angoisse jamais vécue auparavant". Dans un communiqué en front commun, Setca, CNE et CGSLB préconisaient dès lors une stratégie commune entre Etats pour le sauvetage de l'entreprise belge et de sa maison-mère Lufthansa.

Il y a quelques semaines, Etienne Davignon, alors président de Brussels Airlines, avait anticipé une réduction de l'activité de 25 à 30% à l'issue de la crise, soit un quart des quelque 4.000 salariés actuels. "Nous n'avons en tous les cas jamais été informés en ce sens", constate Filip Lemberechts. Il reconnait que le temps presse et que les liquidités de l'entreprise sont limitées pour le moment, sans rentrées financières qui plus est vu que les avions sont cloués au sol depuis la mi-mars et au moins jusqu'à la fin mai. Un contexte qui devrait peser sur les négociations à venir et leur durée, pense le syndicaliste libéral.

CNE et CGSLB signalent enfin une frustration du personnel face à la longueur des négociations entre la maison-mère de Brussels Airlines et le gouvernement belge et l'incertitude sur l'emploi qui y est liée.

Lors de ce CE extraordinaire, qui aura lieu au siège de l'entreprise à Diegem, Brussels Airlines va présenter le plan que la compagnie propose pour assurer son avenir, concède seulement sa porte-parole Kim Daenen. Une communication vers la presse sera prévue dans la foulée. Et vers le personnel également dans la soirée, via webcast, d'après l'ACLVB/CGSLB. "On s'attend à recevoir plus de détails sur l'avenir de l'entreprise pour la période allant jusque 2023", confie Filip Lemberechts, secrétaire permanent du syndicat libéral. "Je pense que l'exercice Reboot (un plan de transformation lancé avant la crise du coronavirus visant à devenir structurellement rentable d'ici 2022, NDLR) va être accéléré. Il ne concernait jusqu'à présent que le personnel au sol. L'annonce de demain devrait également toucher au personnel navigant." Le nombre de personnes qui devaient être amenées à quitter l'entreprise, pour l'essentiel sur base volontaire, dans le cadre de ce plan n'était pas encore connu. L'exercice devait en effet avoir lieu département par département afin de voir si suffisamment de salariés allaient choisir cette option. Et il devait ensuite être répété pour les pilotes et les stewards et hôtesses. Du côté de la CNE/ACV, "on ne s'attend pas à de bonnes nouvelles" et on redoute ni plus ni moins qu'"un plan de restructuration avec l'annonce de licenciements et d'une réduction salariale pour ceux qui restent". La peur d'un plan de restructuration Didier Lebbe, secrétaire permanent du syndicat chrétien, s'interroge particulièrement sur le moment de cette réunion. "Pourquoi organiser un conseil d'entreprise extraordinaire de manière aussi précipitée alors qu'il n'y a pas encore d'accord entre l'Etat belge et le groupe Lufthansa? Pourquoi dès lors faire une telle annonce et présenter déjà un plan d'avenir?", se demande-t-il, dubitatif sur ce que la compagnie attend comme réaction des syndicats lors de l'annonce de mardi. Pour pouvoir poursuivre ses activités, Brussels Airlines a besoin de 290 millions d'euros. Des négociations sont en cours entre l'État et l'entreprise et sa maison-mère allemande mais n'ont en effet pas encore abouti à un accord pour le moment. En échange d'une aide d'État, le gouvernement fédéral a demandé au groupe aéronautique de donner des garanties solides sur l'avenir de la compagnie aérienne belge. La Première ministre Sophie Wilmès l'a exprimé dans une lettre qu'elle a envoyée la semaine dernière au patron de Lufthansa, Carsten Spohr. Ce dernier ne voit cependant pas d'un très bon oeil que les Etats soient à l'avenir représentés au conseil d'administration de son groupe et aient leur mot à dire sur les décisions qui y seront prises. Cela alors que Lufthansa a annoncé jeudi dernier négocier avec l'État allemand un plan de sauvetage "de 9 milliards d'euros", qui pourrait inclure une nationalisation partielle du groupe, pour lui éviter la faillite en raison de la crise liée au coronavirus. De leur côté, les syndicats ont déjà plaidé pour une reconstruction du secteur aérien, très fortement touché par la crise du coronavirus, coordonnée au niveau transnational. Selon eux, les travailleurs "vivent dans une angoisse jamais vécue auparavant". Dans un communiqué en front commun, Setca, CNE et CGSLB préconisaient dès lors une stratégie commune entre Etats pour le sauvetage de l'entreprise belge et de sa maison-mère Lufthansa. Il y a quelques semaines, Etienne Davignon, alors président de Brussels Airlines, avait anticipé une réduction de l'activité de 25 à 30% à l'issue de la crise, soit un quart des quelque 4.000 salariés actuels. "Nous n'avons en tous les cas jamais été informés en ce sens", constate Filip Lemberechts. Il reconnait que le temps presse et que les liquidités de l'entreprise sont limitées pour le moment, sans rentrées financières qui plus est vu que les avions sont cloués au sol depuis la mi-mars et au moins jusqu'à la fin mai. Un contexte qui devrait peser sur les négociations à venir et leur durée, pense le syndicaliste libéral. CNE et CGSLB signalent enfin une frustration du personnel face à la longueur des négociations entre la maison-mère de Brussels Airlines et le gouvernement belge et l'incertitude sur l'emploi qui y est liée.