Le groupe aéronautique allemand Lufthansa s'attend à une réduction significative du trafic aérien même après la crise du coronavirus. Le conseil d'administration de la maison-mère de Brussels Airlines a décidé de prendre des mesures importantes pour réduire la capacité des opérations de vol à long terme. La restructuration de Brussels Airlines sera "intensifiée". Les opérations de vol de la filiale Germanwings seront interrompues.

"Les programmes de restructuration déjà engagés chez Austrian Airlines et Brussels Airlines seront encore intensifiés en raison de la crise du coronavirus. Les deux compagnies s'emploient notamment à réduire leur flotte. SWISS International Air Lines adaptera également la taille de sa flotte en retardant les livraisons de nouveaux avions court-courriers et envisagera de retirer progressivement les avions plus anciens", précise le groupe Lufthansa dans son communiqué de presse.

La porte-parole de Brussels Airlines Kim Daenen avait indiqué que la compagnie avait précédemment annoncé que le plan de restructuration devait être revu alors que la crise du coronavirus frappe durement le secteur. "L'objectif est toujours de devenir structurellement rentable d'ici 2022 et nous examinons maintenant les mesures que nous pouvons prendre et en accélérer d'autres", indique-t-elle. Elle souligne que des mesures ont déjà été prises pour protéger la trésorerie, telles que le chômage temporaire du personnel et l'annulation des vols jusqu'au 15 mai. La porte-parole n'a pas encore pu donner de détails sur la réduction de la flotte.

Les syndicats attendent plus d'informations concrètes

Le secrétaire syndical Filip Lemberechts (ACVLB) attend plus d'informations concrètes après l'annonce de l'intensification de la restructuration chez Brussels Airlines, par la maison-mère allemande Lufthansa.

"La direction nous a promis de nous inviter dès qu'il y aura quelque chose de concret", a indiqué M. Lemberechts, qui s'étonne du moment de l'annonce de Lufthansa concernant Brussels Airlines. "La direction de Brussels Airlines négocie actuellement avec le gouvernement, les banques et Lufthansa elle-même sur l'avenir de la compagnie aérienne belge et ces discussions sont loin d'être terminées. Lufthansa doit respecter le fait que Brussels Airlines essaie d'assurer son propre avenir", dit-il.

Le syndicaliste libéral espère, entre autres, "que le gouvernement reconnaît l'importance d'une compagnie aérienne suffisamment grande". "Une restructuration lourde et une réduction des effectifs importante mettraient en danger l'avenir de Brussels Airlines et empêcheraient la compagnie aérienne de bénéficier de la croissance attendue sur les vols long-courriers vers l'Afrique, où elle a acquis des décennies d'expérience depuis l'époque de la Sabena", selon Lemberechts. La restructuration, évoquée dans le communiqué de presse de Lufthansa, avait déjà commencé en partie avec la conclusion d'une convention collective de travail de trois ans pour le personnel au sol qui prévoit la possibilité d'un départ volontaire. "Les discussions n'avaient pas encore commencé pour les pilotes et le personnel de cabine. La crise du coronavirus n'aurait pas pu tomber à un pire moment", a déclaré le syndicaliste.

Faut-il (re)nationaliser ? Certains politiques évoquent une nationalisation possible dans le secteur aéronautique. "Des demandes ont déjà été faites dans le secteur aéronautique, mais nous devrons aussi être proactifs. Cela peut prendre la forme de prises de participation", indiquait notamment Paul Magnette ce mardi. Un projet de renationalisation de Brussels Airlines est d'ailleurs à l'étude. Le groupe d'experts chargé de sauver les grandes entreprises belges de la crise liée au covid-19 se penche d'urgence sur le cas de Brussels Airlines. Selon LN24, une renationalisation de la compagnie aérienne figure sur la table.

La compagnie est pourtant essentielle à l'économie belge. Outre ses 3.500 emplois directs, de nombreuses autres entreprises et secteurs dépendent directement d'elle: à commencer par Brussels Airport et le secteur du tourisme.

Chez Lufthansa même, six appareils de type A380, sept A340-600 et cinq Boeing 747-400 sont retirés de la flotte de manière permanente. Onze Airbus A320 sont mis hors service pour les vols court-courriers. La vente de six A380 était prévue en 2022. La décision concernant les Airbus A340-600 et Boeing 747-400 a été prise, selon Lufthansa, en raison des inconvénients environnementaux et économiques de ces appareils. Avec cette décision, Lufthansa réduira la capacité de ses hubs de Francfort et Munich. Trois appareils seront retirés de la filiale Cityline (A340-300). Chez Eurowings, cela concerne dix avions (A320). Les vols de cette compagnie sont suspendus.

Le groupe aéronautique allemand Lufthansa s'attend à une réduction significative du trafic aérien même après la crise du coronavirus. Le conseil d'administration de la maison-mère de Brussels Airlines a décidé de prendre des mesures importantes pour réduire la capacité des opérations de vol à long terme. La restructuration de Brussels Airlines sera "intensifiée". Les opérations de vol de la filiale Germanwings seront interrompues."Les programmes de restructuration déjà engagés chez Austrian Airlines et Brussels Airlines seront encore intensifiés en raison de la crise du coronavirus. Les deux compagnies s'emploient notamment à réduire leur flotte. SWISS International Air Lines adaptera également la taille de sa flotte en retardant les livraisons de nouveaux avions court-courriers et envisagera de retirer progressivement les avions plus anciens", précise le groupe Lufthansa dans son communiqué de presse. La porte-parole de Brussels Airlines Kim Daenen avait indiqué que la compagnie avait précédemment annoncé que le plan de restructuration devait être revu alors que la crise du coronavirus frappe durement le secteur. "L'objectif est toujours de devenir structurellement rentable d'ici 2022 et nous examinons maintenant les mesures que nous pouvons prendre et en accélérer d'autres", indique-t-elle. Elle souligne que des mesures ont déjà été prises pour protéger la trésorerie, telles que le chômage temporaire du personnel et l'annulation des vols jusqu'au 15 mai. La porte-parole n'a pas encore pu donner de détails sur la réduction de la flotte.Faut-il (re)nationaliser ? Certains politiques évoquent une nationalisation possible dans le secteur aéronautique. "Des demandes ont déjà été faites dans le secteur aéronautique, mais nous devrons aussi être proactifs. Cela peut prendre la forme de prises de participation", indiquait notamment Paul Magnette ce mardi. Un projet de renationalisation de Brussels Airlines est d'ailleurs à l'étude. Le groupe d'experts chargé de sauver les grandes entreprises belges de la crise liée au covid-19 se penche d'urgence sur le cas de Brussels Airlines. Selon LN24, une renationalisation de la compagnie aérienne figure sur la table. La compagnie est pourtant essentielle à l'économie belge. Outre ses 3.500 emplois directs, de nombreuses autres entreprises et secteurs dépendent directement d'elle: à commencer par Brussels Airport et le secteur du tourisme.Chez Lufthansa même, six appareils de type A380, sept A340-600 et cinq Boeing 747-400 sont retirés de la flotte de manière permanente. Onze Airbus A320 sont mis hors service pour les vols court-courriers. La vente de six A380 était prévue en 2022. La décision concernant les Airbus A340-600 et Boeing 747-400 a été prise, selon Lufthansa, en raison des inconvénients environnementaux et économiques de ces appareils. Avec cette décision, Lufthansa réduira la capacité de ses hubs de Francfort et Munich. Trois appareils seront retirés de la filiale Cityline (A340-300). Chez Eurowings, cela concerne dix avions (A320). Les vols de cette compagnie sont suspendus.