"Un tiers de l'énergie produite par les éoliennes et le photovoltaïque n'est pas utilisée parce qu'elle est produite au mauvais moment, quand on n'en a pas besoin pour la consommation immédiate ", affirmait CMI en février dernier, lors de la présentation de ses résultats 2017. L'un des défis de la transition énergétique est de stocker cette énergie pour l'utiliser aux moments opportuns.
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"Un tiers de l'énergie produite par les éoliennes et le photovoltaïque n'est pas utilisée parce qu'elle est produite au mauvais moment, quand on n'en a pas besoin pour la consommation immédiate ", affirmait CMI en février dernier, lors de la présentation de ses résultats 2017. L'un des défis de la transition énergétique est de stocker cette énergie pour l'utiliser aux moments opportuns. Dans ce contexte, le groupe industriel liégeois mise sur l'hydrogène, facilement stockable et réutilisable. Il vient de conclure un accord de collaboration avec Liege Airport : une infrastructure pilote produira de l'hydrogène par électrolyse de l'eau à partir de l'énergie générée par les 20.000 m2 de panneaux photovoltaïques installés à l'aéroport. Cet hydrogène pourra ensuite alimenter la flotte de véhicules de l'aéroport, ainsi que des entreprises et institutions locales. Ce projet, baptisé " HaYrport ", permet également de récupérer la chaleur dégagée par l'électrolyse pour compléter les besoins énergétiques des bâtiments de Liege Airport. La première phase - l'étude de faisabilité technique et des débouchés possibles - vient de débuter. Les résultats sont attendus pour la fin de l'année. " Nous voulions disposer d'un pilote, avec un ancrage local, pour vendre ensuite ce type de solutions à d'autres clients, comme des sociétés de transport en commun, des réseaux de taxis ou des propriétaires de flottes de véhicules utilitaires, explique Jean-Luc Maurange, le CEO de CMI, à L'Echo. C'est, avec le stockage de l'énergie, un domaine où nous comptons avoir une attitude offensive. " CMI met en place un autre projet pilote de stockage de l'énergie, le projet MiRiS à Seraing. Cet investissement de 10 millions d'euros représente le plus grand pilote industriel européen en matière de flow batteries. Cette alternative au lithium repose sur un procédé chimique permettant de charger positivement ou négativement un liquide (électrolyte) stocké dans deux conteneurs. L'énergie est restituée en mettant en contact les deux électrolytes. Une gestion intelligente (EMS) permet d'optimaliser les méthodes et périodes de restitution de l'énergie, selon le profil de l'utilisateur. " Avec les projets HaYrport et MiRiS, CMI se positionne résolument comme un acteur majeur dans le domaine de la transition énergétique ", assure Joao Felix da Silva, président de CMI Industry. Le groupe a été jusqu'à créer une entité spécifique - CMI Energy Storage - pour réussir cette nouvelle diversification. Enfin, CMI s'impose également dans la technique des récepteurs thermo-solaires à sels fondus, qui permet de stocker l'énergie du soleil dans ce type de fluides bon marché et non polluants, en vue de l'utiliser la nuit grâce à des procédés d'échanges thermiques. L'entreprise a vendu une telle installation l'an dernier en Chine.