Il faut dire qu'avec presque 90 offres disponibles réparties entre une petite vingtaine de fournisseurs d'électricité, une bonne dose de motivation est nécessaire pour partir à la recherche du tarif idéal. Pour aider les consommateurs dans cette démarche, trois Anversois ont créé June Energy. Lancée officiellement il y a quelques mois seulement, cette jeune pousse s'est fixée pour objectif de trouver le fournisseur et l'offre idéaux pour chaque consommateur. " On analyse la con...

Il faut dire qu'avec presque 90 offres disponibles réparties entre une petite vingtaine de fournisseurs d'électricité, une bonne dose de motivation est nécessaire pour partir à la recherche du tarif idéal. Pour aider les consommateurs dans cette démarche, trois Anversois ont créé June Energy. Lancée officiellement il y a quelques mois seulement, cette jeune pousse s'est fixée pour objectif de trouver le fournisseur et l'offre idéaux pour chaque consommateur. " On analyse la consommation en apposant un boîtier que l'on a conçu sur le compteur. Il prend régulièrement une photo de la consommation et l'enregistre. L'analyse des résultats nous permet alors de trouver l'offre idéale correspondant aux habitudes de chacun ", explique Georges Lieben, l'un des trois fondateurs. Afin d'être complète dans son offre, l'entreprise se charge ensuite d'effectuer le changement de fournisseur pour le client. " Légalement, on peut le faire tous les mois mais on vise plutôt des changements une à trois fois par an ". L'objectif est de taille : réduire la facture des utilisateurs de June de plusieurs centaines d'euros. " On est tellement convaincu par notre système que si on ne réduit pas la facture, on rembourse notre service qui coûte cinq euros par mois. Quoi qu'il arrive donc, nos clients ne perdent pas d'argent ", explique encore fièrement le responsable. Après le lancement d'une solution d'essai l'année dernière, la société propose une première version définitive depuis mai. Chaque mois, l'entreprise attire 500 nouveaux utilisateurs. " A ce rythme-là, nous atteindrons le break even d'ici fin 2018. Peut-être passerons-nous la vitesse supérieure afin d'accroître plus rapidement le nombre d'utilisateurs en intégrant des investisseurs dans le projet, ajoute encore Georges Lieben, plein d'ambition pour sa start-up. La Belgique, avec sa complexité, était un endroit idéal pour tester notre système. On pourrait l'étendre rapidement à l'étranger. On pense effectuer des tests prochainement dans l'un de nos pays voisins. " Et tant pis si ça ne plaît pas aux fournisseurs : " On a déjà eu des contacts avec certains d'entre eux. Je ne suis pas sûr qu'ils nous aiment vraiment, mais la CREG soutient notre projet ", sourit-il. Par Arnaud Martin.