La fusion, qui se fera par échange d'actions, donne naissance à ViacomCBS, qui "occupe des positions de leader aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique latine et en Asie", souligne le communiqué.

La nouvelle société possédera notamment le premier groupe de télévision aux Etats-Unis, par diffusion hertzienne ou câblée, ainsi que les studios de cinéma Paramount et la maison d'édition Simon & Schuster.

Cette opération reconstitue une entité qui existait jusqu'en 2006, avant que la holding contrôlant les deux groupes, National Amusements, ne décide de les séparer.

Elle intervient au moment où le paysage audiovisuel américain se transforme radicalement, les acteurs "traditionnels", (télévisions, studios, câblo-opérateurs) devant affronter la montée en puissance de géants d'internet comme Netflix, Amazon Prime Video ou Apple TV.

Le nouveau groupe sera dirigé par Bob Bakish, l'actuel patron de Viacom.

Selon lui, la combinaison des actifs et compétences de CBS et Viacom permet de créer "l'une des rares entreprises aux contenus et à la portée suffisamment vastes et variés pour façonner l'avenir de notre secteur".

Les deux sociétés mettent notamment en avant le fait que, réunies, elles seront dotées d'une capacité financière encore plus importante pour investir dans de nouveaux contenus et de nouvelles technologies.

En plus de leurs catalogues existants, de plus de 140.000 émissions télévisées et 3.600 films, elles ont ainsi dépensé 13 milliards de dollars en nouveaux contenus au cours des douze derniers mois.

La fusion doit se conclure d'ici la fin de l'année si elle obtient le feu vert des autorités concernées, en particulier celles de la concurrence. Selon ses termes, les actionnaires actuels de CBS posséderont 61% de la nouvelle entité et ceux de Viacom 39%.