La direction avait été invitée à deux reprises au mois de septembre, juste après l'annonce de l'intention de fermeture, le 2 septembre. Elle avait cependant refusé à chaque fois de se déplacer, invoquant les contraintes de la loi Renault. Elle s'est finalement présentée aux députés six semaines plus tard.

"Je peux vous assurer que nous comprenons et partageons l'émotion qui touche l'ensemble du personnel, les fournisseurs, la région de Charleroi et l'ensemble du pays", y a dit M. Hansen.

L'administrateur délégué a remis en contexte l'annonce de l'intention de fermeture, assurant que l'entreprise fait aujourd'hui face à des défis importants "jamais vus jusq'à présent". Il évoque un contexte de croissance mondiale faible et de perspectives affaiblies sur la plupart des marchés du groupe Caterpillar, dont le chiffre d'affaires est en baisse depuis quatre ans consécutifs. Par rapport à 2012, la baisse attendue en la matière devrait ainsi être de plus de 40%.

Face au manque de signes d'amélioration, à des perspectives de volumes qui ne se sont pas matérialisées et à "une capacité excédentaire importante", la direction dès lors dû prendre des mesures "drastiques" en termes de restructuration et de réduction des coûts, qui touchent donc une nouvelle fois Gosselies après un premier plan industriel en 2013, lors duquel l'entreprise s'était séparée d'environ 1.400 travailleurs.

Ce plan prévoyait alors de rétablir la compétitivité du site de Gosselies, objectif qui a finalement bien été atteint fin 2015, reconnait la direction.

Le site hennuyer a été visé par ces nouvelles mesures en raison de sa taille et de sa structure de ses coûts, a expliqué M. Hansen. Une éventuelle fermeture permettra de réaliser 100 millions de dollars d'économies par an, soit 7% des objectifs de réduction en la matière, et de réaliser un tiers de l'objectif total, de 10%, de réduction de la surface de production de Caterpillar à travers le monde du groupe.

Les volumes de production seront réalloués à d'autres sites du groupe, dont celui de Grenoble, en France.

L'ampleur de la réduction des coûts et des capacités que le groupe Caterpillar doit réaliser au niveau mondial dépasse toutefois largement le site de Gosselies, a insisté M. Hansen.