"Les négociations sont en cours et elles sont plutôt positives", à en croire Étienne Davignon. "Le principe est désormais acquis que nous allons bénéficier d'une aide de l'État." Le montant de celle-ci et les modalités doivent encore être déterminés, alors que certains évoquent un chiffre frôlant 300 millions d'euros.

Pour le président de la compagnie, "une nationalisation n'a pas de sens". "Que ferait Brussels Airlines toute seule après la crise ? ", s'interroge-t-il ainsi. Lufthansa, maison-mère allemande de l'entreprise belge, n'aurait en outre pas l'intention de s'en débarrasser, insiste-t-il. "Les Allemands sont prêts à nous aider et le fait qu'ils participent activement aux négociations avec l'État belge vaut plus que tous les discours."

Brussels Airlines va désormais devoir "intensifier" ses mesures de restructuration à la demande de Lufthansa. Il semble inévitable que la compagnie belge devienne plus petite après la crise, de 25 à 30%, selon son président. "On va tout faire pour éviter les suppressions d'emplois mais nous n'aurons pas que des bonnes nouvelles à annoncer à notre personnel dans les prochaines semaines."

Interrogé jeudi après-midi à la Chambre, le ministre des Finances, Alexander De Croo, s'est montré prudent sur le soutien qui serait accordé à la compagnie aérienne. Celle-ci dispose de réserves de liquidités jusqu'à la fin mai, a-t-il fait remarquer.

"La question, c'est de savoir ce qui se passera après la fin mai, et ce jusqu'à la fin de l'année. Je ne veux pas dire que l'on met le dossier de côté mais nous avons de la marge pour prendre une décision réfléchie", a-t-il ajouté.

Le ministre veut disposer d'une bonne analyse de la structure de coûts de la société et du rôle joué par la maison-mère Lufthansa. "Nous devrons trouver un bon équilibre entre les intérêts des milliers de travailleurs -et notre préoccupation va vers eux en particulier- et celui de l'Etat belge et du contribuable, en plus de devoir tenir compte des intérêts économiques et stratégiques", a-t-il expliqué.

A ses yeux, les décisions devront s'intégrer dans un plan d'avenir du secteur aérien dans le pays.

"Les négociations sont en cours et elles sont plutôt positives", à en croire Étienne Davignon. "Le principe est désormais acquis que nous allons bénéficier d'une aide de l'État." Le montant de celle-ci et les modalités doivent encore être déterminés, alors que certains évoquent un chiffre frôlant 300 millions d'euros. Pour le président de la compagnie, "une nationalisation n'a pas de sens". "Que ferait Brussels Airlines toute seule après la crise ? ", s'interroge-t-il ainsi. Lufthansa, maison-mère allemande de l'entreprise belge, n'aurait en outre pas l'intention de s'en débarrasser, insiste-t-il. "Les Allemands sont prêts à nous aider et le fait qu'ils participent activement aux négociations avec l'État belge vaut plus que tous les discours." Brussels Airlines va désormais devoir "intensifier" ses mesures de restructuration à la demande de Lufthansa. Il semble inévitable que la compagnie belge devienne plus petite après la crise, de 25 à 30%, selon son président. "On va tout faire pour éviter les suppressions d'emplois mais nous n'aurons pas que des bonnes nouvelles à annoncer à notre personnel dans les prochaines semaines." Interrogé jeudi après-midi à la Chambre, le ministre des Finances, Alexander De Croo, s'est montré prudent sur le soutien qui serait accordé à la compagnie aérienne. Celle-ci dispose de réserves de liquidités jusqu'à la fin mai, a-t-il fait remarquer. "La question, c'est de savoir ce qui se passera après la fin mai, et ce jusqu'à la fin de l'année. Je ne veux pas dire que l'on met le dossier de côté mais nous avons de la marge pour prendre une décision réfléchie", a-t-il ajouté. Le ministre veut disposer d'une bonne analyse de la structure de coûts de la société et du rôle joué par la maison-mère Lufthansa. "Nous devrons trouver un bon équilibre entre les intérêts des milliers de travailleurs -et notre préoccupation va vers eux en particulier- et celui de l'Etat belge et du contribuable, en plus de devoir tenir compte des intérêts économiques et stratégiques", a-t-il expliqué. A ses yeux, les décisions devront s'intégrer dans un plan d'avenir du secteur aérien dans le pays.