Près de 40.000 personnes sont concernées par ces vols annulés alors que la compagnie aérienne belge avait plus de 500 vols prévus ces trois prochains jours.

Le conflit social gronde au sein de Brussels Airlines, qui fait partie du groupe Lufthansa et ce, depuis plusieurs mois. Un premier mouvement avait été mené en décembre, avec une grève de 24 heures, visant à dénoncer une charge de travail trop élevée pour le personnel. Or la charge s'est accentuée depuis avec une forte reprise du tourisme post-Covid, à laquelle doivent faire face des compagnies et aéroports délestés de nombre de membres de personnel, partis travailler ailleurs pendant l'arrêt du secteur aérien lors de la crise sanitaire.

Résultat: un personnel épuisé, qui demande que sa charge soit allégée. "Les gens sont déjà fatigués rien qu'à voir leurs horaires", avait confié Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. Dès lors le front commun syndical (CNE, Setca, CGSLB et leurs pendants flamands) a déposé un préavis de grève à durée illimitée pour les stewards et hôtesses, ainsi que pour les pilotes de Brussels Airlines.

"La direction reconnaît que le personnel est trop peu nombreux pour assurer les vols programmés pendant les mois de juillet, août et septembre", expliquaient les syndicats lors de leur annonce de la grève. Selon eux, la compagnie a voulu "racheter" cette pénurie par une prime. "Le personnel navigant n'a jamais demandé de l'argent pour résoudre ses problèmes mais a demandé des interventions structurelles qui assureront l'avenir de l'entreprise et de ses travailleurs", rétorquent les organisations syndicales. Il apparaît en outre que le personnel navigant n'a pas été payé correctement et que le calendrier de travail a de nouveau été publié trop tard, fustige encore le front commun, qui s'interroge sur le fonctionnement du management au sein du transporteur.

Les pilotes dénoncent aussi la non-indexation de leur plan cafétéria (budget pour les avantages extra-légaux), négocié dans le cadre d'une nouvelle convention collective de travail consécutive à la crise du coronavirus et à la restructuration qui a touché Brussels Airlines en 2020. La compagnie s'était alors séparée d'un quart de son personnel (environ 1.000 travailleurs sur 4.000) et avait réduit sa flotte de 30%.

Selon les trois organisations syndicales, rien n'a été fait pour résoudre les problèmes soulevés depuis l'été dernier et la situation ne s'est pas améliorée, alors que l'entreprise a eu un an pour agir.

La compagnie aérienne rétorque, elle, avoir pris une "série d'initiatives" pour alléger la charge de travail des départements opérationnels pendant cet été "exceptionnel". La compagnie a par exemple annulé 148 vols qui provoquaient de lourdes combinaisons de vols, illustre-t-elle. Elle a aussi recruté 225 membres supplémentaires du personnel de cabine et réduit les résolutions de vols lourds.

Elle déplore cette action, qui mène à l'annulation de 315 vols et qui obligera la compagnie à revoir ses plans de croissances. La grève aura un impact "très important" sur les résultats de l'entreprise alors qu'elle intervient à un moment-clé pour le secteur aérien, prévient-elle.

Signe des tensions entre les syndicats et la direction de Brussels Airlines, la CNE et le Setca ont introduit mercredi, à la veille de cette action, une plainte auprès de l'Inspection sociale pour entrave au droit de grève. En cause: l'interprétation de la législation sociale. Des membres du personnel pouvaient-ils être considérés comme en grève dès mercredi? Certains travailleurs ont en effet démarré la grève plus tôt, pour éviter des vols long-courriers ou trop tardifs les empêchant de participer au mouvement de grogne. Pour les syndicats, ils étaient en droit de le faire car un préavis de grève à durée illimitée a été déposé. Brussels Airlines considère, elle, que la grève ne commence que ce jeudi.

Brussels Airlines n'est pas la seule à être confrontée à un mouvement de grève à l'approche des vacances. La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair devra ainsi composer avec une grève européenne de son personnel. Les pilotes et personnel de cabine basés en Belgique feront grève du 24 au 26 juin.

Près de 40.000 personnes sont concernées par ces vols annulés alors que la compagnie aérienne belge avait plus de 500 vols prévus ces trois prochains jours.Le conflit social gronde au sein de Brussels Airlines, qui fait partie du groupe Lufthansa et ce, depuis plusieurs mois. Un premier mouvement avait été mené en décembre, avec une grève de 24 heures, visant à dénoncer une charge de travail trop élevée pour le personnel. Or la charge s'est accentuée depuis avec une forte reprise du tourisme post-Covid, à laquelle doivent faire face des compagnies et aéroports délestés de nombre de membres de personnel, partis travailler ailleurs pendant l'arrêt du secteur aérien lors de la crise sanitaire.Résultat: un personnel épuisé, qui demande que sa charge soit allégée. "Les gens sont déjà fatigués rien qu'à voir leurs horaires", avait confié Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. Dès lors le front commun syndical (CNE, Setca, CGSLB et leurs pendants flamands) a déposé un préavis de grève à durée illimitée pour les stewards et hôtesses, ainsi que pour les pilotes de Brussels Airlines. "La direction reconnaît que le personnel est trop peu nombreux pour assurer les vols programmés pendant les mois de juillet, août et septembre", expliquaient les syndicats lors de leur annonce de la grève. Selon eux, la compagnie a voulu "racheter" cette pénurie par une prime. "Le personnel navigant n'a jamais demandé de l'argent pour résoudre ses problèmes mais a demandé des interventions structurelles qui assureront l'avenir de l'entreprise et de ses travailleurs", rétorquent les organisations syndicales. Il apparaît en outre que le personnel navigant n'a pas été payé correctement et que le calendrier de travail a de nouveau été publié trop tard, fustige encore le front commun, qui s'interroge sur le fonctionnement du management au sein du transporteur.Les pilotes dénoncent aussi la non-indexation de leur plan cafétéria (budget pour les avantages extra-légaux), négocié dans le cadre d'une nouvelle convention collective de travail consécutive à la crise du coronavirus et à la restructuration qui a touché Brussels Airlines en 2020. La compagnie s'était alors séparée d'un quart de son personnel (environ 1.000 travailleurs sur 4.000) et avait réduit sa flotte de 30%. Selon les trois organisations syndicales, rien n'a été fait pour résoudre les problèmes soulevés depuis l'été dernier et la situation ne s'est pas améliorée, alors que l'entreprise a eu un an pour agir.La compagnie aérienne rétorque, elle, avoir pris une "série d'initiatives" pour alléger la charge de travail des départements opérationnels pendant cet été "exceptionnel". La compagnie a par exemple annulé 148 vols qui provoquaient de lourdes combinaisons de vols, illustre-t-elle. Elle a aussi recruté 225 membres supplémentaires du personnel de cabine et réduit les résolutions de vols lourds.Elle déplore cette action, qui mène à l'annulation de 315 vols et qui obligera la compagnie à revoir ses plans de croissances. La grève aura un impact "très important" sur les résultats de l'entreprise alors qu'elle intervient à un moment-clé pour le secteur aérien, prévient-elle.Signe des tensions entre les syndicats et la direction de Brussels Airlines, la CNE et le Setca ont introduit mercredi, à la veille de cette action, une plainte auprès de l'Inspection sociale pour entrave au droit de grève. En cause: l'interprétation de la législation sociale. Des membres du personnel pouvaient-ils être considérés comme en grève dès mercredi? Certains travailleurs ont en effet démarré la grève plus tôt, pour éviter des vols long-courriers ou trop tardifs les empêchant de participer au mouvement de grogne. Pour les syndicats, ils étaient en droit de le faire car un préavis de grève à durée illimitée a été déposé. Brussels Airlines considère, elle, que la grève ne commence que ce jeudi.Brussels Airlines n'est pas la seule à être confrontée à un mouvement de grève à l'approche des vacances. La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair devra ainsi composer avec une grève européenne de son personnel. Les pilotes et personnel de cabine basés en Belgique feront grève du 24 au 26 juin.