La CGSP, le syndicat socialiste des services publics, a dénoncé la "gabegie économique" qui découlera d'une éventuelle privatisation de Bpost et Proximus rendue possible après le vote d'un projet de loi jeudi après-midi à la Chambre. En effet, un cadre doit notamment être défini dans lequel la participation des autorités publiques dans les entreprises publiques autonomes cotées en Bourse pourrait être ramenée à un niveau inférieur à 50% plus une action, une manière d'ouvrir la voie à la privatisation des deux entreprises publiques.

Argument n° 1 : renoncer à de "plantureux" dividendes

Depuis de nombreuses années, l'Etat perçoit de "plantureux" dividendes de la part de Bpost et Proximus, a rappelé la centrale générale, évoquant notamment les 5% de retour sur investissement dans le cas de Proximus.

Argument n° 2 : accepter un manque à gagner de 4% sur une réduction de la dette

"Vendre ses participations, alors que la Belgique emprunte à du 1%, générerait donc un manque à gagner de plus ou moins 4% sur une éventuelle réduction de la dette", a calculé le syndicat socialiste.

Argument n° 3 : se priver d'une arme de régulation du marché

Vendre les participations de l'Etat, c'est aussi se priver d'une arme de régulation du marché, dénonce-t-il, craignant les conséquences sur la tarification des opérations ainsi qu'un "chaos social". Vendre, "c'est de nouveau réduire l'offre de services publics à la population", épingle la CGSP qui invite la majorité gouvernementale à faire preuve de "lucidité" dans ce dossier.

Argument n° 4 : privatiser au détriment du personnel

La CGSP annonce enfin qu'elle "réagira aux attaques portées aux travailleurs et usagers des services publics". Mercredi déjà, la CSC Transcom s'inquiétait d'une éventuelle privatisation de Bpost : "La privatisation de ces entreprises offrira la possibilité de sous-traiter le travail, d'utiliser du personnel indépendant au détriment du personnel contractuel en place aujourd'hui", craint André Blaise, responsable général de la CSC Transcom. Après tant d'efforts fournis pour transformer une entreprise déficitaire en une multinationale générant de plantureux bénéfices - et accessoirement vache-à-lait de ses actionnaires, dont le principal reste l'État - "le personnel était en droit d'attendre autre chose que le risque d'être mis à la porte."

Argument n° 5 : privatiser au détriment de la population

"Les futurs investisseurs privés qui contrôleront Bpost privilégieront la rentabilité de leur investissement aux services rendus à la population", conclut André Blaise. "Les citoyens comme le personnel de Bpost, tout le monde sera perdant."

La CGSP, le syndicat socialiste des services publics, a dénoncé la "gabegie économique" qui découlera d'une éventuelle privatisation de Bpost et Proximus rendue possible après le vote d'un projet de loi jeudi après-midi à la Chambre. En effet, un cadre doit notamment être défini dans lequel la participation des autorités publiques dans les entreprises publiques autonomes cotées en Bourse pourrait être ramenée à un niveau inférieur à 50% plus une action, une manière d'ouvrir la voie à la privatisation des deux entreprises publiques.Depuis de nombreuses années, l'Etat perçoit de "plantureux" dividendes de la part de Bpost et Proximus, a rappelé la centrale générale, évoquant notamment les 5% de retour sur investissement dans le cas de Proximus."Vendre ses participations, alors que la Belgique emprunte à du 1%, générerait donc un manque à gagner de plus ou moins 4% sur une éventuelle réduction de la dette", a calculé le syndicat socialiste.Vendre les participations de l'Etat, c'est aussi se priver d'une arme de régulation du marché, dénonce-t-il, craignant les conséquences sur la tarification des opérations ainsi qu'un "chaos social". Vendre, "c'est de nouveau réduire l'offre de services publics à la population", épingle la CGSP qui invite la majorité gouvernementale à faire preuve de "lucidité" dans ce dossier.La CGSP annonce enfin qu'elle "réagira aux attaques portées aux travailleurs et usagers des services publics". Mercredi déjà, la CSC Transcom s'inquiétait d'une éventuelle privatisation de Bpost : "La privatisation de ces entreprises offrira la possibilité de sous-traiter le travail, d'utiliser du personnel indépendant au détriment du personnel contractuel en place aujourd'hui", craint André Blaise, responsable général de la CSC Transcom. Après tant d'efforts fournis pour transformer une entreprise déficitaire en une multinationale générant de plantureux bénéfices - et accessoirement vache-à-lait de ses actionnaires, dont le principal reste l'État - "le personnel était en droit d'attendre autre chose que le risque d'être mis à la porte.""Les futurs investisseurs privés qui contrôleront Bpost privilégieront la rentabilité de leur investissement aux services rendus à la population", conclut André Blaise. "Les citoyens comme le personnel de Bpost, tout le monde sera perdant."