Même si la baisse du volume de lettres en Belgique est moins élevée que dans d'autres pays, elle reste réelle. Ces 10 dernières années, elle s'élève à 3,3 % par an, d'après les chiffres avancés par Koen Van Gerven, le CEO de Bpost. Cela a fait passer le nombre de lettres transportées chaque jour de 11,8 millions à... 8,6 millions. Une réalité qui met Bpost sous pression pour aller chercher de la croissance dans d'autres domaines, le colis en tête (même si ce dernier ne représente toujours que 16 % de l'activité du groupe). Au deuxième trimestre 2017, la croissance du colis aurait largement compensé le déclin du courrier, selon Bpost. Car les opportunités ...

Même si la baisse du volume de lettres en Belgique est moins élevée que dans d'autres pays, elle reste réelle. Ces 10 dernières années, elle s'élève à 3,3 % par an, d'après les chiffres avancés par Koen Van Gerven, le CEO de Bpost. Cela a fait passer le nombre de lettres transportées chaque jour de 11,8 millions à... 8,6 millions. Une réalité qui met Bpost sous pression pour aller chercher de la croissance dans d'autres domaines, le colis en tête (même si ce dernier ne représente toujours que 16 % de l'activité du groupe). Au deuxième trimestre 2017, la croissance du colis aurait largement compensé le déclin du courrier, selon Bpost. Car les opportunités liées à l'e-commerce sont énormes. Et la firme multiplie les initiatives pour prendre une position dans ce domaine où les acteurs du Web, obsédés par " l'expérience client ", commencent à dicter la loi mais cherchent encore tous la meilleure solution pour satisfaire le client sur le " dernier kilomètre " de la distribution. C'est dans ce contexte que Bpost vient de réinjecter - " comme initialement prévu ", insiste sa porte-parole - 1,5 million d'euros dans Parcify, une des start-up dans lesquelles le groupe était entré en 2016 en déboursant déjà 1,5 million d'euros. " Cela confirme la confiance de Bpost dans notre activité, nous glisse Patrick Leysen, CEO de Parcify. Et nous sommes fiers de pouvoir nous appuyer sur l'expertise d'un groupe comme celui-là, coté au Bel20 ". La jeune pousse d'origine anversoise s'adresse aux entreprises qui livrent des produits et leur propose un service de livraison de leurs articles à l'endroit où se trouvent leurs clients, même lorsqu'ils sont en déplacement. Autrement dit, le consommateur bénéficie de la flexibilité ultime de livraison puisque c'est la géolocalisation de son smartphone qui peut déterminer son lieu de livraison. Ce qui emmène les livreurs de Parcify (des étudiants ou des indépendants) dans des bars, des hôpitaux, des parcs, etc. Parcify, qui emploie 23 personnes (en plus des centaines de coursiers), travaille déjà pour des acteurs comme Zalando, Bol.com, MediaMarkt ou les boucheries Dierendonck. Pour l'heure, la start-up opère dans des zones limitées : Anvers, Gand, quelques communes bruxelloises et depuis peu Amsterdam. A l'échelle de Bpost et ses 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'activité de Parcify est encore microscopique puisque son propre chiffre d'affaires au sens large ne dépassait pas 195.000 euros sur son exercice étendu à 2015 et 2016. Néanmoins, la prise de participation majoritaire du groupe dans Parcify témoigne de son intérêt à aller sur de nouveaux business models, notamment en investissant dans des start-up innovantes. En Belgique, la poste belge vient de racheter la firme Bubble Post (distribution par vélos cargo) et a développé la start-up Bringr qui permet à tout internaute de jouer les postiers et de réaliser des livraisons de colis pour d'autres particuliers. Si un rapprochement entre Parcify et Bringr semblerait logique à terme, tant Bpost que le CEO de Parcify démentent que cette éventualité soit à l'étude. Quoi qu'il en soit, ces start-up permettent à Bpost d'avoir à l'oeil ce qui se passe dans l'univers du numérique et de continuer à suivre les nouvelles demandes de la part des consommateurs en matière de livraison.