"En raison de la transformation vers la mobilité électrique", Bosch "est en discussions" avec les représentants du personnel pour supprimer 800 emplois en 2020 dans la branche moteurs sur les sites de Feuerbach et Schwieberdingen, a indiqué une porte-parole vendredi.

Environ 500 de ces emplois pourraient toutefois "être préservés" par une réduction du temps de travail, a-t-elle précisé auprès de l'AFP, confirmant des informations de presse.

Dans un deuxième temps, dès 2021, Bosch prévoit 800 suppressions supplémentaires dans ces activités. S'y ajoutent 1.000 postes dans le cadre d'une restructuration de la branche des systèmes de guidages.

Le groupe assure que l'ensemble des mesures seront appliquées "dans des conditions socialement acceptables", c'est-à-dire sans licenciements et notamment par des plans de retraite anticipée, et affirme créer des emplois dans des "domaines du futur" du numérique.

Menacé dans plusieurs villes par l'interdiction de circulation des véhicules diesel, le carburant perd en popularité depuis le scandale des moteurs truqués qui a éclaté en 2015 chez Volkswagen.

Plus généralement, le secteur automobile, pilier de l'industrie allemande depuis des décennies, est particulièrement vulnérable aux conflits commerciaux et aux incertitudes autour du Brexit, qui surviennent à un moment où les constructeurs doivent massivement investir dans l'électrique.

Bosch emploie près de 410.000 personnes, dont 140.000 en Allemagne.