Lors de l'exercice du 1er avril 2018 au 31 mars 2019, qui exclut donc l'importante période des vacances de Pâques, la première compagnie européenne en nombre de passagers transportés a ainsi fait état d'un bénéfice net de 1,02 milliard d'euros. Pour l'exercice en cours 2019-2020, elle se dit "prudente" et prévoit une légère baisse de ce bénéfice, qui pourrait atteindre entre 750 et 950 millions d'euros.

Le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a mis ce repli des profits sur le compte d'une forte concurrence dans le transport aérien court-courrier en Europe, qui tire à la baisse les prix des billets d'avion pour tous les acteurs. Le groupe irlandais a constaté in fine un repli de 6% de ses tarifs moyens, à 37 euros le billet.

Des tarifs toujours plus bas ont en revanche soutenu la croissance du trafic de Ryanair, qui a atteint un nouveau record à 142 millions de passagers annuels (+9%), en intégrant aux résultats sa nouvelle compagnie polonaise Buzz et l'autrichienne Lauda rachetée dernièrement et qui a été officiellement intégrée en décembre 2018 dans le groupe Ryanair.

Cette nouvelle compagnie du groupe Ryanair, Lauda, a néanmoins pesé sur les comptes de sa maison mère qui a dû intégrer une perte exceptionnelle de 139,5 millions d'euros en absorbant sa nouvelle filiale. Ryanair a expliqué que Lauda louait notamment des avions à court terme à un prix élevé et ne s'était pas protégée des fluctuations des cours du pétrole.

Les prix de l'or noir ont en effet pesé sur les résultats de l'ensemble. Ils ont renchéri de 440 millions d'euros la facture de kérosène de Ryanair. Cette dernière prévoit d'ailleurs que les prix en la matière vont continuer d'augmenter pendant l'exercice en cours, ce qui devrait renforcer les difficultés d'un certain nombre de compagnies aériennes dans un secteur très concurrentiel.

Un surcroît de capacité de transport dans le secteur aérien et la baisse continue des prix des billets devraient aussi accentuer cette tendance, Ryanair s'attendant à "davantage de faillites de compagnies aériennes l'hiver prochain et encore en 2020". Le groupe a décompté une dizaine de faillites dans le secteur du court-courrier européen lors de l'année écoulée.

En ce qui la concerne, Ryanair prévoit une poursuite de la croissance de son trafic passagers, qui pourrait atteindre 153 millions lors de l'exercice en cours - le groupe visant 200 millions de passagers annuel d'ici à 2024. En termes de réservations pour l'été prochain, la compagnie affiche, selon elle, de meilleures performances qu'un an plus tôt. Mais elle souligne qu'elle dépend beaucoup des réservations de dernière minute. Elle s'attend aussi à des prix des tickets qui resteront bas dans les mois à venir.

Le repli des prix des billets et un nouveau bond de 460 millions d'euros de sa facture de kérosène devraient néanmoins peser sur son bénéfice net.

Lors de l'exercice du 1er avril 2018 au 31 mars 2019, qui exclut donc l'importante période des vacances de Pâques, la première compagnie européenne en nombre de passagers transportés a ainsi fait état d'un bénéfice net de 1,02 milliard d'euros. Pour l'exercice en cours 2019-2020, elle se dit "prudente" et prévoit une légère baisse de ce bénéfice, qui pourrait atteindre entre 750 et 950 millions d'euros. Le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a mis ce repli des profits sur le compte d'une forte concurrence dans le transport aérien court-courrier en Europe, qui tire à la baisse les prix des billets d'avion pour tous les acteurs. Le groupe irlandais a constaté in fine un repli de 6% de ses tarifs moyens, à 37 euros le billet. Des tarifs toujours plus bas ont en revanche soutenu la croissance du trafic de Ryanair, qui a atteint un nouveau record à 142 millions de passagers annuels (+9%), en intégrant aux résultats sa nouvelle compagnie polonaise Buzz et l'autrichienne Lauda rachetée dernièrement et qui a été officiellement intégrée en décembre 2018 dans le groupe Ryanair. Cette nouvelle compagnie du groupe Ryanair, Lauda, a néanmoins pesé sur les comptes de sa maison mère qui a dû intégrer une perte exceptionnelle de 139,5 millions d'euros en absorbant sa nouvelle filiale. Ryanair a expliqué que Lauda louait notamment des avions à court terme à un prix élevé et ne s'était pas protégée des fluctuations des cours du pétrole. Les prix de l'or noir ont en effet pesé sur les résultats de l'ensemble. Ils ont renchéri de 440 millions d'euros la facture de kérosène de Ryanair. Cette dernière prévoit d'ailleurs que les prix en la matière vont continuer d'augmenter pendant l'exercice en cours, ce qui devrait renforcer les difficultés d'un certain nombre de compagnies aériennes dans un secteur très concurrentiel. Un surcroît de capacité de transport dans le secteur aérien et la baisse continue des prix des billets devraient aussi accentuer cette tendance, Ryanair s'attendant à "davantage de faillites de compagnies aériennes l'hiver prochain et encore en 2020". Le groupe a décompté une dizaine de faillites dans le secteur du court-courrier européen lors de l'année écoulée. En ce qui la concerne, Ryanair prévoit une poursuite de la croissance de son trafic passagers, qui pourrait atteindre 153 millions lors de l'exercice en cours - le groupe visant 200 millions de passagers annuel d'ici à 2024. En termes de réservations pour l'été prochain, la compagnie affiche, selon elle, de meilleures performances qu'un an plus tôt. Mais elle souligne qu'elle dépend beaucoup des réservations de dernière minute. Elle s'attend aussi à des prix des tickets qui resteront bas dans les mois à venir. Le repli des prix des billets et un nouveau bond de 460 millions d'euros de sa facture de kérosène devraient néanmoins peser sur son bénéfice net.