" A l'étranger, on connaît nos gaufres, nos bières, nos frites... mais pas assez notre café, ajoute-t-elle. J'ai toujours rêvé de créer ma propre entreprise. Je l'ai fait avec l'aide de mon père. Il a travaillé pendant près de 40 ans à produire les petits biscuits qui accompagnent le café. Il connaît donc très bien les torréfacteurs belges. Ce sont des artisans qui se distinguent de la torré...

" A l'étranger, on connaît nos gaufres, nos bières, nos frites... mais pas assez notre café, ajoute-t-elle. J'ai toujours rêvé de créer ma propre entreprise. Je l'ai fait avec l'aide de mon père. Il a travaillé pendant près de 40 ans à produire les petits biscuits qui accompagnent le café. Il connaît donc très bien les torréfacteurs belges. Ce sont des artisans qui se distinguent de la torréfaction industrielle par un procédé lent. Nous avons plus de 120 petites entreprises familiales de ce genre sur notre territoire, qui cumulent plus de 400 ans d'histoire. Elles vendent souvent sur un marché qui ne dépasse pas la zone communale. Notre objectif, avec notre plateforme, est de leur donner une visibilité nationale et internationale. " Sept maîtres torréfacteurs sont actuellement repris sous le label Belgian Blenders. " Nous achetons leur café mais nous avons notre propre emballage. Nous avons, avec ces premiers artisans, une gamme très variée de cafés. Notre cible est plutôt premium, avec des clients qui veulent mettre l'accent sur la qualité du café qu'ils servent. Nous avons signé un partenariat avec la zone VIP de Brussels Airport, par exemple. Nous avons également un client à Knokke et un au Luxembourg. Nous étions présents cette année à Bruxelles pour l'événement Dinner in the sky. Nous accompagnons aussi des missions diplomatiques internationales et nous avons des liens étroits avec l'Agence wallonne à l'exportation (Awex) et avec le Flanders Investment & Trade (FIT). Londres et Hong Kong sont pour l'instant deux marchés qui sont activement prospectés. " Belgian Blenders s'appuie également sur la réputation du port d'Anvers, un hub reconnu à l'international pour le transport et le stockage de café. " D'ici cinq ans, nous espérons écouler 500 tonnes par an pour un chiffre d'affaires annuel de 10 millions d'euros ". Par Fabrice Lambert.