Du bio pas cher

Pour atteindre cet objectif ambitieux, ils font quatre choix stratégiques. Tout d'abord, 95 % de leurs produits sont vendus en vrac, réduisant ainsi le coût d'emballage (qui représente 15 à 30 % du produit). Deuxièmement, en travaillant en direct avec les producteurs, ils éliminent un maximum d'intermédiaires qui leur coûteraient de l'argent. Troisièmement, ils ont aménagé 90 % du bâtiment (place Saint-Pierre à Etterbeek) avec des matériaux recyclés (palettes, etc.), réduisant ainsi le coût des travaux. " Enfin, ajoute Julien de Brouwer, vous ne trouverez pas de marques ni de logos autres que The Barn à l'entrée de notre marché. " Fini la problématique du " trop de choix ", The Barn propose depuis début mai un nombre limité de références selon la logique " un produit pour un besoin ".
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Pour atteindre cet objectif ambitieux, ils font quatre choix stratégiques. Tout d'abord, 95 % de leurs produits sont vendus en vrac, réduisant ainsi le coût d'emballage (qui représente 15 à 30 % du produit). Deuxièmement, en travaillant en direct avec les producteurs, ils éliminent un maximum d'intermédiaires qui leur coûteraient de l'argent. Troisièmement, ils ont aménagé 90 % du bâtiment (place Saint-Pierre à Etterbeek) avec des matériaux recyclés (palettes, etc.), réduisant ainsi le coût des travaux. " Enfin, ajoute Julien de Brouwer, vous ne trouverez pas de marques ni de logos autres que The Barn à l'entrée de notre marché. " Fini la problématique du " trop de choix ", The Barn propose depuis début mai un nombre limité de références selon la logique " un produit pour un besoin ".Flâner dans un marché du sud de la France avec quelques sacs en tissu, c'est plutôt agréable, non ? C'est de cette expérience que veulent se rapprocher les deux éco-entrepreneurs avec The Barn. " Il s'agit d'un marché couvert plutôt que d'une épicerie, explique Quentin Labrique. Le consommateur se balade d'échoppe en échoppe pour acheter ses fruits et ses légumes bruts venus tout droit de la terre, ainsi que son pain, son fromage, etc. On ne vend pas de produits retravaillés, mais des tomates fraîches plutôt que le pot de sauce tomate, par exemple. On sert d'unique intermédiaire entre le producteur et le consommateur. " Le parcours du client à l'intérieur du bâtiment de 500 m2 a été conçu pour favoriser la rencontre. " En venant à The Barn, le client aura l'impression de venir à la ferme. L'objectif est de rendre le moment des courses familial et convivial. "Au-delà des valeurs et des idéaux communs, Quentin Labrique et Julien de Brouwer se rejoignent sur un point : ils ont tous les deux travaillé durant cinq ans chez Decathlon comme managers de rayons, puis directeurs de magasin. " On a énormément appris dans cette entreprise en termes de responsabilisation. On voudrait mettre en place cette culture managériale chez The Barn ", explique Julien de Brouwer. Loin du management exécutif, The Barn grandira grâce à l'intelligence collective de chaque employé, quel que soit son poste. " On investit beaucoup de temps dans le recrutement, au même titre qu'on consacrera du temps à la formation et au suivi de chaque employé ", ajoute Quentin Labrique. Au fil du développement de la société, les deux cofondateurs désirent responsabiliser chaque personne en les laissant choisir les assortiments ou les volumes, en les invitant à fixer les prix, etc. " Avec cette stratégie, le gain est double : l'employé est épanoui, et le client apprécie de s'adresser à quelqu'un qui connaît son business ", concluent les jeunes entrepreneurs.La qualité se montre mais ne s'emballe pas, chez The Barn. Autrement dit, dans la mesure du possible, les produits sont proposés en vrac afin, d'abord de réduire le coût destiné normalement au packaging (appelez cela le " vraccessible "). Ensuite, l'objectif du vrac est aussi de tendre vers le " zéro déchet ". " C'est un avantage pour le client, précise Quentin Labrique. Il achète la quantité qu'il veut et n'est plus conditionné par un packaging et une quantité prédéterminés ". Pour limiter les déchets, The Barn compte également dans son équipe un maître composteur. Enfin, à plus long terme, Quentin et Julien veulent ouvrir un restaurant attenant au marché pour y cuisiner des soupes ou des smoothies avec les légumes et les fruits en fin de vie. Par Lauranne Garitte.