En ouvrant l'application, les paroles de la chanson en cours de lecture apparaissent instantanément sur le téléphone. Une idée qui cartonne : huit mois après son lancement en mars 2017, l'application mobile QuickLyric, disponible sur Android, comptait plus de 700.000 téléchargements.
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En ouvrant l'application, les paroles de la chanson en cours de lecture apparaissent instantanément sur le téléphone. Une idée qui cartonne : huit mois après son lancement en mars 2017, l'application mobile QuickLyric, disponible sur Android, comptait plus de 700.000 téléchargements. " Notre croissance est totalement organique ", précise Guillaume Hachez, l'un des fondateurs de l'entreprise. La start-up n'a en effet pas encore investi un centime dans le marketing. " On ne s'est pas focalisé sur la croissance. Pour le moment, nous travaillons sur la rétention des utilisateurs : essayer de découvrir ce qui leur plaît, pourquoi certains restent et pourquoi d'autres partent ", explique Ludovic Urbain, cofondateur de la start-up. Cet enjeu est présent dès les premières heures de l'application. Alors étudiant, Guillaume Hachez code la première version en 2015, comme loisir. " Pour trouver des paroles, il fallait le temps de taper le titre du morceau et le nom de l'auteur, à chaque fois. Je me suis dit qu'il y avait certainement moyen d'avoir une expérience utilisateur bien meilleure ", explique-t-il. Problème : il diffusait ces textes sans payer de droits d'auteur. L'industrie musicale américaine lui tombe rapidement dessus. Il décide alors de passer de l'esprit geek à celui d'entrepreneur. A 23 ans, Guillaume arrête ses études et relance l'application de manière professionnelle. QuickLyric a désormais un business plan : l'application se finance grâce à de la publicité pour payer les droits d'auteurs et se rémunérer. L'utilisateur peut néanmoins opter pour un abonnement de 5 dollars par an pour ne plus recevoir de publicités.Pour les deux entrepreneurs, l'application n'a franchi qu'une première étape. " Maintenant, la priorité, c'est de trouver des investisseurs, puis de développer la version iOS sur l'Apple Store et lancer le marketing. Avec la croissance que nous avons, d'ici un an, nous serons rentables ", conclut Ludovic Urbain. Par Sandrine Puissant.