En vertu d'un accord signé par la société anversoise et le gouvernement béninois en décembre dernier, les experts belges disposent de trois ans - un mandat renouvelable deux fois - pour rendre ce port public plus concurrentiel face aux autres installations de la région, telles que celles de Lagos (Nigéria) et de Lomé (Togo).

"Le potentiel est énorme à Cotonou", a expliqué vendredi la nouvelle directrice commerciale du port, Nele Voorspoels. "Nous voulons véritablement créer un 'gateway' pour la région, en particulier pour les pays voisins sans littoral, tels que le Niger, le Mali ou encore le Burkina Faso", a-t-elle détaillé à l'occasion d'une visite du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders.

Mis en service en 1965, le port béninois a traité l'année dernière 9,4 millions de tonnes, dont 85% représentaient des importations de marchandises, en particulier de riz. Pour l'année en cours, les nouveaux gestionnaires tablent sur le traitement de 10,5 millions de tonnes.

A l'avenir, ce tonnage devrait augmenter progressivement grâce à une modernisation des infrastructures et une hausse de la superficie disponible pour l'entreposage des marchandises. Le ratio des exportations béninoises - principalement du coton et des noix de cajou - dans les volumes traités devrait également se développer dans le futur grâce "à l'actuelle diversification de l'économie locale", a détaillé Mme Voorspoels.

Pour les trois prochaines années, l'amélioration de l'accessibilité maritime des installations de Cotonou constituera en tout cas l'une des grandes priorités des gestionnaires belges. En effet, si les ports concurrents de Lagos et Lomé sont aujourd'hui capables d'accueillir des navires de 340 mètres de long, celui du poumon économique béninois ne peut recevoir des bâtiments que de 275 mètres . Outre la rénovation et la modernisation du port, un travail de repositionnement stratégique sera aussi effectué.

"Ces améliorations sont très importantes, mais le port ne constitute qu'une petite partie de la chaîne logistique. Pour permettre un développement optimal, il faudra que les infrastructures routières et ferroviaires suivent", a toutefois rappelé la directrice commerciale.

La situation sécuritaire dans le Golfe de Guinée, devenu ces dernières années l'épicentre de la piraterie maritime au large de l'Afrique, constituera un autre facteur susceptible d'avoir une influence considérable sur l'évolution du port autonome.

"Entre janvier et mars, cinq incidents ont été relevés à proximité de Cotonou", a détaillé Marc Paelinck de Port of Antwerp International. Des mesures ont depuis lors été prises par les autorités béninoises pour lutter contre le phénomène, qui reste toutefois une source de préoccupation.

Une coopération avec les services de la Défense belge pour la sécurisation des installations portuaires pourrait aussi être envisagée, espèrent les gestionnaires anversois du port.

Outre ces mesures de modernisation et de sécurisation, les gestionnaires belges du port travailleront tout au long de leur mission à la formation de Béninois pour que ceux-ci puissent reprendre progressivement l'ensemble de leurs attributions.

En vertu d'un accord signé par la société anversoise et le gouvernement béninois en décembre dernier, les experts belges disposent de trois ans - un mandat renouvelable deux fois - pour rendre ce port public plus concurrentiel face aux autres installations de la région, telles que celles de Lagos (Nigéria) et de Lomé (Togo). "Le potentiel est énorme à Cotonou", a expliqué vendredi la nouvelle directrice commerciale du port, Nele Voorspoels. "Nous voulons véritablement créer un 'gateway' pour la région, en particulier pour les pays voisins sans littoral, tels que le Niger, le Mali ou encore le Burkina Faso", a-t-elle détaillé à l'occasion d'une visite du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. Mis en service en 1965, le port béninois a traité l'année dernière 9,4 millions de tonnes, dont 85% représentaient des importations de marchandises, en particulier de riz. Pour l'année en cours, les nouveaux gestionnaires tablent sur le traitement de 10,5 millions de tonnes. A l'avenir, ce tonnage devrait augmenter progressivement grâce à une modernisation des infrastructures et une hausse de la superficie disponible pour l'entreposage des marchandises. Le ratio des exportations béninoises - principalement du coton et des noix de cajou - dans les volumes traités devrait également se développer dans le futur grâce "à l'actuelle diversification de l'économie locale", a détaillé Mme Voorspoels. Pour les trois prochaines années, l'amélioration de l'accessibilité maritime des installations de Cotonou constituera en tout cas l'une des grandes priorités des gestionnaires belges. En effet, si les ports concurrents de Lagos et Lomé sont aujourd'hui capables d'accueillir des navires de 340 mètres de long, celui du poumon économique béninois ne peut recevoir des bâtiments que de 275 mètres . Outre la rénovation et la modernisation du port, un travail de repositionnement stratégique sera aussi effectué. "Ces améliorations sont très importantes, mais le port ne constitute qu'une petite partie de la chaîne logistique. Pour permettre un développement optimal, il faudra que les infrastructures routières et ferroviaires suivent", a toutefois rappelé la directrice commerciale. La situation sécuritaire dans le Golfe de Guinée, devenu ces dernières années l'épicentre de la piraterie maritime au large de l'Afrique, constituera un autre facteur susceptible d'avoir une influence considérable sur l'évolution du port autonome. "Entre janvier et mars, cinq incidents ont été relevés à proximité de Cotonou", a détaillé Marc Paelinck de Port of Antwerp International. Des mesures ont depuis lors été prises par les autorités béninoises pour lutter contre le phénomène, qui reste toutefois une source de préoccupation. Une coopération avec les services de la Défense belge pour la sécurisation des installations portuaires pourrait aussi être envisagée, espèrent les gestionnaires anversois du port. Outre ces mesures de modernisation et de sécurisation, les gestionnaires belges du port travailleront tout au long de leur mission à la formation de Béninois pour que ceux-ci puissent reprendre progressivement l'ensemble de leurs attributions.