" Il y a quelques années, il était interdit de prendre des photos ou des vidéos dans des salles de spectacle. Aujourd'hui, c'est devenu totalement incontrôlable ", remarque Jonathan Schoonbroodt, 24 ans, cofondateur de Tacite.
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" Il y a quelques années, il était interdit de prendre des photos ou des vidéos dans des salles de spectacle. Aujourd'hui, c'est devenu totalement incontrôlable ", remarque Jonathan Schoonbroodt, 24 ans, cofondateur de Tacite. Avec Christian Mon et Boris Munyenkera (24 et 25 ans), le jeune entrepreneur a lancé " Tacite, l'Allié des Artistes " en décembre 2016 grâce à l'incubateur de start-up Venture Lab. Une solution clés en main pour améliorer les revenus des artistes. " On est parti d'un double constat, explique-t-il. D'un côté, le secteur artistique en Belgique est assez précaire. De l'autre, lors des spectacles, presque tout le monde prend des photos et des vidéos qui sont ensuite diffusées sur le Net. " Ainsi est née leur idée d'obtenir une contrepartie financière pour cette diffusion sans que cela ne coûte plus cher à l'organisateur. L'astuce ? Valoriser le droit à l'image de l'artiste sur le web, qui est aujourd'hui sous-exploité. " Concrètement, avec le contrat Tacite, le cachet de l'artiste est divisé en deux parties : sa prestation (50%) et son droit à l'image sur le web (50%). " Sur la seconde partie, l'artiste qui se produit en direct, qu'il soit musicien, DJ, danseur, comédien, magicien ou autre, est moins taxé. En effet, le contrat lui permet de percevoir des revenus mobiliers liés à l'exploitation de son droit à l'image. Il gagne jusqu'à 25 % en plus de sa performance, frais de gestion inclus. Car Tacite s'occupe aussi des formalités administratives et fiscales et retient 6 % de frais de gestion sur chaque contrat. En contrepartie de ce revenu, l'artiste cède son droit à l'image à l'organisateur du concert ou du festival. Après moins d'un an d'existence, plus d'une quarantaine d'artistes font partie du réseau. La moitié a déjà utilisé le contrat Tacite. " A l'avenir, nous voulons développer des solutions d'optimisation fiscale pour d'autres personnes comme les développeurs, les graphistes ou les sportifs, ajoute le jeune fondateur. Les experts fiscalistes coûtent cher et nous voulons rendre ces mécanismes accessibles à tous, même aux bas revenus. " Par Lauranne Garitte.