Mais le leader du marché est parvenu à faire oublier ces performances mitigées en annonçant la semaine dernière des résultats annuels enthousiasmants.

Sur l'exercice 2017-2018, le distributeur a enregistré un chiffre d'affaires de plus de 9 milliards d'euros, en hausse de 3,4 % - ceci sans prendre en compte la vente l'an dernier de la société française de restauration Pro à Pro au groupe Metro. Hors carburants (le groupe Colruyt possède les stations d'essence DATS 24), cette hausse est de 2,8 %, en raison de l'inflation des prix de vente, de l'extension de la superficie de vente et de la croissance organique. Si le résultat opérationnel reste au niveau de l'exercice précédent (5,4 % du chiffre d'affaires), l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) se monte pour sa part à 734 millions d'euros (+5,3%), tandis que le résultat d'exploitation (Ebit) se monte à 488 millions d'euros (+4,5%) et la marge bénéficiaire brute progresse de 25,8 à 26 %.

En ne prenant en compte que les activités retail du groupe, on remarque que ce dernier enregistre un chiffre d'affaires de 7,46 milliards d'euros, en hausse de 3,1 %. Les magasins Colruyt de Belgique et du grand-duché de Luxembourg ont quant à eux enregistré un chiffre d'affaires de 5,83 milliards d'euros (+2%). A noter que Colruyt, OKay et Spar continuent de rogner des parts de marché, passant de 31,7 % lors de l'exercice précédent à 31,8 % en 2017-2018. Ces belles performances ont été très bien accueillies en Bourse, l'action Colruyt s'envolant à 54,70 euros (+14,7%) pour ensuite refluer à 46,74 euros, soit une hausse de 3,68 % à la clôture.

31,8 pour cent

La part de marché des enseignes "retail" Colruyt, OKay et Spar.