SpaceX avait déjà envoyé avec succès 86 fusées dans l'espace depuis 2008, avec Falcon, un concept de fusée réutilisable, premier du genre réalisé par un société privée. Celui-ci s'étend désormais aux vols habités : la Nasa a payé 3,1 milliards d'euros pour que SpaceX développe la capsule spatiale réutilisable Dragon en version cargo et passagers ( Crew). Cette dernière servira donc à ...

SpaceX avait déjà envoyé avec succès 86 fusées dans l'espace depuis 2008, avec Falcon, un concept de fusée réutilisable, premier du genre réalisé par un société privée. Celui-ci s'étend désormais aux vols habités : la Nasa a payé 3,1 milliards d'euros pour que SpaceX développe la capsule spatiale réutilisable Dragon en version cargo et passagers ( Crew). Cette dernière servira donc à envoyer des astronautes vers l'ISS. Depuis l'arrêt de la navette spatiale en 2011, les Américains devaient utiliser des lanceurs russes pour rejoindre la station. Elon Musk a fondé SpaceX en 2002 avec l'ambition d'aller sur Mars. Le site de l'entreprise a longtemps indiqué qu'elle voulait " révolutionner la technologie spatiale, avec le but ultime de permettre aux gens de vivre sur d'autres planètes ". SpaceX a surtout bouleversé le marché des lanceurs avec ses fusées Falcon et des mises sur orbite moins chères (-40% par rapport aux prix du marché). La concurrence a dû suivre. En Europe, Ariane Group a développé une fusée low cost, Ariane 6. Mais SpaceX lance aussi ses propres satellites, avec la galaxie Starlink, afin de proposer bientôt un service d'accès à Internet partout dans le monde. La réussite de l'envoi d'astronautes laisse envisager d'autre projets, comme du tourisme spatial. Ou cette mission vers Mars dont rêve Elon Musk, avec un nouveau véhicule réutilisable, Starship, en développement. A côté des rêves, il y a aussi la réalité commerciale : SpaceX, qui réalise plus de 2 milliards de dollars de revenus annuels, domine le marché des lanceurs. En Europe, il fait peur. " Ce que l'on voit avec SpaceX, c'est un projet de monopolisation de l'industrie spatiale et de colonisation de l'orbite basse ", s'inquiétait le CEO d'Arianespace, Stéphane Israël, dans le journal Les Echos, en janvier dernier...