Quelque 215 projets d'investissement étranger se sont concrétisés en Belgique en 2017, selon le baromètre annuel du bureau EY. Jamais un tel niveau n'avait été atteint ces 10 dernières années, ce qui tend à confirmer l'amélioration de la compétitivité et de l'attractivité de notre pays. Ces investissements ont contribué à la création de 5.800 emplois.
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Quelque 215 projets d'investissement étranger se sont concrétisés en Belgique en 2017, selon le baromètre annuel du bureau EY. Jamais un tel niveau n'avait été atteint ces 10 dernières années, ce qui tend à confirmer l'amélioration de la compétitivité et de l'attractivité de notre pays. Ces investissements ont contribué à la création de 5.800 emplois. Les chefs d'entreprise interrogés par EY estiment que cette tendance va se poursuivre pendant les trois prochaines années ; 30 % d'entre eux s'attendent même à une amélioration des investissements étrangers en Belgique. Si plus de groupes internationaux arrivent, il devrait aussi y en avoir moins qui partent : seuls 6 % des patrons interrogés concèdent que leur groupe envisage une délocalisation dans les cinq prochaines années, un plancher qui avait rarement été atteint ces dernières années. " Cela montre que les entreprises qui ont fait l'expérience de la Belgique en perçoivent bien les avantages, pointe EY. Les rares entreprises qui prévoient de quitter la Belgique le feront essentiellement en raison des charges salariales et des difficultés à trouver une main-d'oeuvre qualifiée. " Ces investissements étrangers, d'où viennent-ils ? Avant tout des Etats-Unis, qui ont mené 40 projets amenant la création de 1.244 emplois. La tension transatlantique depuis l'élection de Donald Trump ne semble donc pas (encore) avoir de conséquence sur les investissements des entreprises américaines enBelgique et, plus largement, en Europe où ils occupent également la première place. On notera avec intérêt la forte croissance (+35%) des investissements britanniques dans les autres pays européens. La progression atteint même les 93 % pour les services financiers. Difficile de ne pas y avoir une forme d'anticipation du Brexit. Dans les deux sens d'ailleurs, puisque le Royaume-Uni demeure la première destination des investissements en Europe, même si la progression (+6%) se tasse ici par rapport aux baromètres précédents. Dans ce classement, on soulignera le boom des investissements étrangers en France (+31%), laquelle talonne désormais la Grande-Bretagne et l'Allemagne. La Belgique occupe une très honorable huitièeme place européenne (Russie et Turquie incluses) en nombre de projets internationaux accueillis en 2017. Les investisseurs y saluent en premier lieu " la qualité de la force de travail ". Ils se disent également confiants dans la capacité de la Belgique à relever les défis à venir dans l'économie de la connaissance et de l'innovation. C'est encore plus vrai (90 % ! ) parmi les entreprises déjà présentes dans notre pays. Celles-ci en connaissent aussi les travers puisque 61 % d'entre elles confient que les problèmes récurrents de mobilité ont un impact négatif sur les décisions d'investissement de leur entreprise. Les secteurs les plus porteurs pour l'économie belge sont, sans surprise, l'économie numérique, la pharmacie et la logistique. Les investisseurs étrangers sont nettement plus attirés par la Flandre que par Bruxelles et la Wallonie. Les principaux éléments avancés sont le climat social stable et la disponibilité d'une main-d'oeuvre qualifiée. L'atout le plus cité pour la Wallonie est la disponibilité des terrains.