Il s'agit de la bataille entre la Fnac et Conforama pour racheter la société Darty, que les Belges connaissent sous le nom de Vandenborre. Au départ, c'était uniquement la Fnac qui voulait s'offrir Darty, le roi de l'électroménager, et puis, sans crier gare, l'enseigne de meubles Conforama a aussi déclaré sa flamme pour Darty. Nous sommes donc pour le moment dans une guerre de surenchère pour savoir qui paiera le plus pour décrocher Darty.

Si j'en parle aujourd'hui, c'est pour vous dire que ces mariages entre sociétés sont en réalité des mariages forcés. Forcés par qui ? Par Amazon ! Des sociétés comme la FNAC ont souffert et souffrent encore de la concurrence d'Amazon pour la vente de produits culturels comme les CD, les DVD, mais aussi pour les produits électroménagers. Et Amazon n'est pas le seul concurrent. En Belgique, une société comme Cool Blue est également un rival dangereux pour le commerce en dur, le commerce physique.

La FNAC a répondu à cette concurrence en diversifiant son offre, par exemple en s'orientant vers des produits électroniques plus design, en introduisant la papeterie, en vendant des smartphones "nus", c'est-à-dire non liés à un abonnement avec un opérateur, ou encore en faisant un meilleur lien entre ses magasins physiques et son site de e-commerce. Cela se traduit par des vendeurs qui se promènent avec des tablettes, pas pour faire beau ou moderne, mais parce que les clients qui arrivent sont souvent surinformés. En équipant ses vendeurs de tablette, la FNAC permet donc à ses employés d'avoir accès en temps réel à toutes les fiches techniques des produits vendus par la FNAC. Et si le produit recherché par le client n'est pas en stock dans le magasin physique, le vendeur a beau jeu de le commander online.

Face au rouleau compresseur Amazon, beaucoup d'entreprises n'auront d'autre choix que de se marier... Et malheur aux célibataires !

Bien entendu, tout cela a redonné des couleurs à la FNAC qui a effacé ses pertes, mais cela ne suffit pas. En voulant se marier avec Darty, ce que cherche à faire la FNAC, c'est devenir suffisamment grand pour imposer ses prix dans les négociations avec ses fournisseurs. Sans compter qu'un mariage provoque des synergies synonymes de baisse des coûts.

Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que face au rouleau compresseur d'Amazon, des tas d'enseignes spécialisées dans l'électroménager, les meubles, le jouet, le bricolage, le jardinage ou les vêtements n'auront d'autre choix que de se marier. Et la chasse aux fiancés sera terrible. Ceux qui resteront sur le carreau, célibataires donc, perdront leurs parts de marchés et risquent de disparaître face à Amazon. Voilà pourquoi la saison des mariages entre entreprises ne fait que commencer.

Il s'agit de la bataille entre la Fnac et Conforama pour racheter la société Darty, que les Belges connaissent sous le nom de Vandenborre. Au départ, c'était uniquement la Fnac qui voulait s'offrir Darty, le roi de l'électroménager, et puis, sans crier gare, l'enseigne de meubles Conforama a aussi déclaré sa flamme pour Darty. Nous sommes donc pour le moment dans une guerre de surenchère pour savoir qui paiera le plus pour décrocher Darty.Si j'en parle aujourd'hui, c'est pour vous dire que ces mariages entre sociétés sont en réalité des mariages forcés. Forcés par qui ? Par Amazon ! Des sociétés comme la FNAC ont souffert et souffrent encore de la concurrence d'Amazon pour la vente de produits culturels comme les CD, les DVD, mais aussi pour les produits électroménagers. Et Amazon n'est pas le seul concurrent. En Belgique, une société comme Cool Blue est également un rival dangereux pour le commerce en dur, le commerce physique.La FNAC a répondu à cette concurrence en diversifiant son offre, par exemple en s'orientant vers des produits électroniques plus design, en introduisant la papeterie, en vendant des smartphones "nus", c'est-à-dire non liés à un abonnement avec un opérateur, ou encore en faisant un meilleur lien entre ses magasins physiques et son site de e-commerce. Cela se traduit par des vendeurs qui se promènent avec des tablettes, pas pour faire beau ou moderne, mais parce que les clients qui arrivent sont souvent surinformés. En équipant ses vendeurs de tablette, la FNAC permet donc à ses employés d'avoir accès en temps réel à toutes les fiches techniques des produits vendus par la FNAC. Et si le produit recherché par le client n'est pas en stock dans le magasin physique, le vendeur a beau jeu de le commander online.Bien entendu, tout cela a redonné des couleurs à la FNAC qui a effacé ses pertes, mais cela ne suffit pas. En voulant se marier avec Darty, ce que cherche à faire la FNAC, c'est devenir suffisamment grand pour imposer ses prix dans les négociations avec ses fournisseurs. Sans compter qu'un mariage provoque des synergies synonymes de baisse des coûts.Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que face au rouleau compresseur d'Amazon, des tas d'enseignes spécialisées dans l'électroménager, les meubles, le jouet, le bricolage, le jardinage ou les vêtements n'auront d'autre choix que de se marier. Et la chasse aux fiancés sera terrible. Ceux qui resteront sur le carreau, célibataires donc, perdront leurs parts de marchés et risquent de disparaître face à Amazon. Voilà pourquoi la saison des mariages entre entreprises ne fait que commencer.