"Il est probable que les équipes de la Commission, ses services, proposent (...) d'interdire l'opération", a regretté à l'avance le patron du groupe français, alors qu'une décision de Bruxelles est attendue mercredi.

"Il n'y aura pas de seconde chance. Un veto serait une très mauvaise nouvelle pour l'industrie européenne. L'Europe, me semble-t-il, scierait la branche sur laquelle elle est assise", a-t-il relevé.

"Mais si cela devait arriver, Alstom et Siemens, dont les relations sont excellentes, repartiraient chacun de leur côté", a-t-il ajouté, notant qu'"il est beaucoup trop tôt pour envisager de nouvelles opérations" de rapprochement avec d'autres constructeurs.

Bruxelles, chargée de veiller à ce que l'opération n'écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix, s'inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

Les deux groupes, appuyés par des responsables politiques français et allemands, plaident au contraire une union salutaire contre la concurrence du géant chinois du ferroviaire, CRRC.

Un veto de la Commission ne serait selon M. Poupart-Lafarge "clairement pas le résultat d'une application, même stricte, des règles de concurrence". Il serait "dicté par des préjugés idéologiques", a-t-il dit au Figaro.

"Quand nous défendons la création d'un champion européen, certains responsables de la Commission entendent +monopole+. Quand nous parlons de la concurrence chinoise, ils y voient une excuse", a attaqué le responsable.

"L'Autorité de la concurrence (européenne) est partisane de l'ouverture à tous crins, tout en refusant de voir que d'autres acteurs dans le monde ne jouent pas le même jeu. Ou plutôt, elle les voit, mais elle pense qu'elle saura les évangéliser", a martelé M. Poupart-Lafarge.

Dans la grande vitesse, "la concurrence existe" en Europe, pour le dirigeant.

Et en ce qui concerne la signalisation, "nous avons apporté des remèdes puissants" (des cessions d'actifs pour être moins puissant, ndlr), a-t-il souligné.

"Nous nous sommes engagés à céder des actifs représentant 4% du chiffre d'affaires combiné du nouveau groupe. Dans la signalisation, cela représente l'équivalent de la moitié de l'activité d'Alstom en Europe. C'est donc significatif, et cela aurait eu un vrai impact en termes de concurrence puisque de nombreux acquéreurs potentiels se sont manifestés", a-t-il dit, parlant déjà au passé.

"Il est probable que les équipes de la Commission, ses services, proposent (...) d'interdire l'opération", a regretté à l'avance le patron du groupe français, alors qu'une décision de Bruxelles est attendue mercredi."Il n'y aura pas de seconde chance. Un veto serait une très mauvaise nouvelle pour l'industrie européenne. L'Europe, me semble-t-il, scierait la branche sur laquelle elle est assise", a-t-il relevé."Mais si cela devait arriver, Alstom et Siemens, dont les relations sont excellentes, repartiraient chacun de leur côté", a-t-il ajouté, notant qu'"il est beaucoup trop tôt pour envisager de nouvelles opérations" de rapprochement avec d'autres constructeurs.Bruxelles, chargée de veiller à ce que l'opération n'écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix, s'inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.Les deux groupes, appuyés par des responsables politiques français et allemands, plaident au contraire une union salutaire contre la concurrence du géant chinois du ferroviaire, CRRC.Un veto de la Commission ne serait selon M. Poupart-Lafarge "clairement pas le résultat d'une application, même stricte, des règles de concurrence". Il serait "dicté par des préjugés idéologiques", a-t-il dit au Figaro."Quand nous défendons la création d'un champion européen, certains responsables de la Commission entendent +monopole+. Quand nous parlons de la concurrence chinoise, ils y voient une excuse", a attaqué le responsable."L'Autorité de la concurrence (européenne) est partisane de l'ouverture à tous crins, tout en refusant de voir que d'autres acteurs dans le monde ne jouent pas le même jeu. Ou plutôt, elle les voit, mais elle pense qu'elle saura les évangéliser", a martelé M. Poupart-Lafarge.Dans la grande vitesse, "la concurrence existe" en Europe, pour le dirigeant.Et en ce qui concerne la signalisation, "nous avons apporté des remèdes puissants" (des cessions d'actifs pour être moins puissant, ndlr), a-t-il souligné."Nous nous sommes engagés à céder des actifs représentant 4% du chiffre d'affaires combiné du nouveau groupe. Dans la signalisation, cela représente l'équivalent de la moitié de l'activité d'Alstom en Europe. C'est donc significatif, et cela aurait eu un vrai impact en termes de concurrence puisque de nombreux acquéreurs potentiels se sont manifestés", a-t-il dit, parlant déjà au passé.