De son côté, le syndicat chrétien CFTC parle de 780 postes supprimés, "sans réelle justification", au vu des informations préliminaires apportées lors de comités d'entreprise.

"780 suppressions de postes" ont déjà été annoncées lors des récents comités d'entreprise, a confirmé à l'AFP Jean-Marc Escourrou, secrétaire FO.

Mais un autre comité aura lieu jeudi, notamment pour les branches finances et achats généraux, et devrait ajouter plusieurs centaines d'emplois à ce chiffre, a estimé le secrétaire FO chez Airbus SAS, basée à Toulouse, dans le sud-ouest de la France.

"A mon avis, on va dépasser les 1.000", a-t-il ajouté.

La direction n'a pas évoqué de licenciements secs mais "plus vous avez de suppressions de postes, plus cela devient difficile à recaser", a précisé M. Escourrou.

Un porte-parole d'Airbus n'a pas souhaité faire de "commentaire sur des spéculations afin de respecter la loi qui oblige à d'abord discuter avec les partenaires sociaux".

La restructuration du groupe européen, baptisée Gémini, consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS) et du groupe (Airbus Group SAS) d'ici à juillet/août 2017.

Elle est destinée à éviter les "duplications" et à gagner en "agilité", selon la société. Pour FO "la logique" du projet est surtout "financière".

Serait notamment touché le département ICT (Information and Communications Technology), avec 110 suppressions, dont les activités de Suresnes (banlieue parisienne), Ottobrunn (près de Munich) et Marignane (Sud-Est), doivent être transférées à Toulouse, selon la CFTC.

Les sites de Suresnes et Munich regroupent à eux deux 1.200 personnes environ.

La fusion doit faire naître en janvier prochain un nouveau groupe, appelé tout simplement "Airbus".