Certains pourraient ainsi avoir une augmentation salariale de 2% tandis que d'autre ne bénéficier d'un bonus que de 0,5%, y explique-t-on ainsi.

Syndicats et employeurs se sont accordés sur une marge salariale de 1,1% - hors indexation et hausses barémiques - pour les deux années à venir. Mais cela signifie seulement que le coût salarial moyen par entreprise peut augmenter dans cette grandeur, selon Jan Vanthournout, legal manager chez SD Worx.

L'interprétation concrète de l'AIP pourra varier selon les secteurs et les entreprises. Celles-ci pourront ainsi choisir de proposer des augmentations en pourcentage, des forfaits, des cotisations plus élevées à l'assurance-groupe, etc., explique-t-il.

Le projet d'accord conclu a été présenté jeudi au gouvernement, qui l'a qualifié de "bon" mais qui doit maintenant en examiner les implications budgétaires avant d'éventuellement l'avaliser. Le texte doit par ailleurs encore faire l'objet de consultations dans les différentes instances. La CSC, la FGTB et la CGSLB se prononceront le 31 janvier.

Un coût salarial en hausse de 4% "va coûter des emplois"

De son côté, Agoria se dit "prudemment positive" après la conclusion mercredi soir d'un projet d'accord interprofessionnel 2017-2018 mais la fédération de l'industrie technologique estime qu'il va devenir très difficile de continuer à résorber le handicap salarial et que la création d'emplois va en pâtir.

"Dans le cadre actuel, le maximum a été fait pour protéger la position concurrentielle de nos entreprises et le handicap salarial par rapport aux pays voisins va légèrement baisser cette année", constate Marc Lambotte, CEO d'Agoria.

Mais l'indexation des salaires va rendre plus difficile de poursuivre la résorption de ce handicap, estime la fédération sectorielle. "En plus de l'augmentation des salaires d'1,1% que les partenaires sociaux ont convenu la nuit dernière, il y a encore une importante hausse salariale due à l'indexation. Au total, nous parlons finalement pour les deux prochaines années d'une augmentation des salaires de 4%. Nous allons devoir revoir nos chiffres de croissance et de créations d'emplois et je m'attends à une détérioration", poursuit Marc Lambotte.

Agoria est tout de même satisfaite que le projet d'accord ne fasse pas croître les salaires belges plus rapidement que les salaires dans les trois principaux pays voisins. La fédération de l'industrie technologique regrette par contre que le handicap salarial de la Belgique ne se résorbe pas plus rapidement.

Agoria estime que l'inflation élevée en Belgique, couplée au système d'indexation automatique des salaires, "coûte des emplois". "La folie de l'indexation automatique des salaires est une fois de plus démontrée. Ce n'est pas l'accord salarial mais l'indexation qui fait grimper les coûts salariaux dans notre pays. Pourtant, les syndicats continuent à défendre bec et ongle ce mécanisme néfaste à l'emploi. Ce sont les entreprises qui en paient la facture et elles créeront moins d'emplois en raison de ce coût supplémentaire", conclut la fédération, qui représente quelque 300.000 emplois en Belgique.

Certains pourraient ainsi avoir une augmentation salariale de 2% tandis que d'autre ne bénéficier d'un bonus que de 0,5%, y explique-t-on ainsi.Syndicats et employeurs se sont accordés sur une marge salariale de 1,1% - hors indexation et hausses barémiques - pour les deux années à venir. Mais cela signifie seulement que le coût salarial moyen par entreprise peut augmenter dans cette grandeur, selon Jan Vanthournout, legal manager chez SD Worx. L'interprétation concrète de l'AIP pourra varier selon les secteurs et les entreprises. Celles-ci pourront ainsi choisir de proposer des augmentations en pourcentage, des forfaits, des cotisations plus élevées à l'assurance-groupe, etc., explique-t-il. Le projet d'accord conclu a été présenté jeudi au gouvernement, qui l'a qualifié de "bon" mais qui doit maintenant en examiner les implications budgétaires avant d'éventuellement l'avaliser. Le texte doit par ailleurs encore faire l'objet de consultations dans les différentes instances. La CSC, la FGTB et la CGSLB se prononceront le 31 janvier.De son côté, Agoria se dit "prudemment positive" après la conclusion mercredi soir d'un projet d'accord interprofessionnel 2017-2018 mais la fédération de l'industrie technologique estime qu'il va devenir très difficile de continuer à résorber le handicap salarial et que la création d'emplois va en pâtir."Dans le cadre actuel, le maximum a été fait pour protéger la position concurrentielle de nos entreprises et le handicap salarial par rapport aux pays voisins va légèrement baisser cette année", constate Marc Lambotte, CEO d'Agoria. Mais l'indexation des salaires va rendre plus difficile de poursuivre la résorption de ce handicap, estime la fédération sectorielle. "En plus de l'augmentation des salaires d'1,1% que les partenaires sociaux ont convenu la nuit dernière, il y a encore une importante hausse salariale due à l'indexation. Au total, nous parlons finalement pour les deux prochaines années d'une augmentation des salaires de 4%. Nous allons devoir revoir nos chiffres de croissance et de créations d'emplois et je m'attends à une détérioration", poursuit Marc Lambotte. Agoria est tout de même satisfaite que le projet d'accord ne fasse pas croître les salaires belges plus rapidement que les salaires dans les trois principaux pays voisins. La fédération de l'industrie technologique regrette par contre que le handicap salarial de la Belgique ne se résorbe pas plus rapidement. Agoria estime que l'inflation élevée en Belgique, couplée au système d'indexation automatique des salaires, "coûte des emplois". "La folie de l'indexation automatique des salaires est une fois de plus démontrée. Ce n'est pas l'accord salarial mais l'indexation qui fait grimper les coûts salariaux dans notre pays. Pourtant, les syndicats continuent à défendre bec et ongle ce mécanisme néfaste à l'emploi. Ce sont les entreprises qui en paient la facture et elles créeront moins d'emplois en raison de ce coût supplémentaire", conclut la fédération, qui représente quelque 300.000 emplois en Belgique.