Mme Lagarde a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'elle formait un recours en cassation contre cette "décision difficilement compréhensible" de la commission d'instruction de la CJR, après des réquisitions de non-lieu du ministère public.

La commission d'instruction a ordonné que la directrice générale du Fonds monétaire international soit jugée pour négligence dans la gestion de fonds publics, un délit pour lequel elle avait été mise en examen à la fin de l'été 2014.

L'affaire remonte à 2008 quand un tribunal arbitral privé, validé par le ministère de l'Economie alors dirigé par Mme Lagarde, a octroyé plus de 404 millions d'euros à Bernard Tapie.

Ce dernier estimait avoir été floué par la banque Crédit Lyonnais lors de la revente de l'entreprise Adidas en 1994.

La sentence a été annulée en début d'année 2015, la justice estimant qu'elle était entachée d'un soupçon de fraude. Et le 3 décembre, la Cour d'appel de Paris a condamné Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros accordés lors de cet arbitrage.

Dans son communiqué, Christine Lagarde affirme "qu'elle a toujours agi dans cette affaire dans l'intérêt de l'Etat et dans le respect de la loi" et "considère (...) qu'il n'existe aucune charge qui puisse lui être imputée".

Elle ajoute qu'elle "informera le Conseil d'administration du FMI de ce dernier développement du dossier".

Le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats membres, a d'ores et déjà réaffirmé jeudi sa "confiance dans les capacités de la directrice générale d'assumer efficacement ses fonctions", a déclaré le porte-parole de l'institution, Gerry Rice, dans un communiqué.

A la tête du FMI depuis juillet 2011, Christine Lagarde avait été mise en examen pour négligence dans ce dossier. Le ministère public avait requis un non-lieu, mais la commission d'instruction n'a pas suivi ces réquisitions, selon cette source, confirmant une information de la chaîne de télévision Itélé et du site Mediapart.

Mme Lagarde a immédiatement annoncé dans un communiqué qu'elle formait un recours en cassation contre cette "décision difficilement compréhensible" de la commission d'instruction de la CJR, après des réquisitions de non-lieu du ministère public.La commission d'instruction a ordonné que la directrice générale du Fonds monétaire international soit jugée pour négligence dans la gestion de fonds publics, un délit pour lequel elle avait été mise en examen à la fin de l'été 2014.L'affaire remonte à 2008 quand un tribunal arbitral privé, validé par le ministère de l'Economie alors dirigé par Mme Lagarde, a octroyé plus de 404 millions d'euros à Bernard Tapie.Ce dernier estimait avoir été floué par la banque Crédit Lyonnais lors de la revente de l'entreprise Adidas en 1994.La sentence a été annulée en début d'année 2015, la justice estimant qu'elle était entachée d'un soupçon de fraude. Et le 3 décembre, la Cour d'appel de Paris a condamné Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros accordés lors de cet arbitrage. Dans son communiqué, Christine Lagarde affirme "qu'elle a toujours agi dans cette affaire dans l'intérêt de l'Etat et dans le respect de la loi" et "considère (...) qu'il n'existe aucune charge qui puisse lui être imputée".Elle ajoute qu'elle "informera le Conseil d'administration du FMI de ce dernier développement du dossier".Le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats membres, a d'ores et déjà réaffirmé jeudi sa "confiance dans les capacités de la directrice générale d'assumer efficacement ses fonctions", a déclaré le porte-parole de l'institution, Gerry Rice, dans un communiqué. A la tête du FMI depuis juillet 2011, Christine Lagarde avait été mise en examen pour négligence dans ce dossier. Le ministère public avait requis un non-lieu, mais la commission d'instruction n'a pas suivi ces réquisitions, selon cette source, confirmant une information de la chaîne de télévision Itélé et du site Mediapart.