"Nous avons pu constater qu'il n'y avait pas moyen d'avoir un débat avec les syndicats", qui "n'ont pas bougé d'un millimètre" ces derniers mois, a lâché le patron des patrons, au lendemain d'une "grève nationale" à l'appel de la CSC et de la FGTB. Au sein du Groupe des Dix, "nous n'avons jamais quitté la table des négociations", indique Pieter Timmermans.

Pour la FEB, la solution se trouve dans une prime supplémentaire, "one shot" (donc non structurelle) aux travailleurs des "5% d'entreprises ayant bien traversé la crise". Quant aux "95% d'entreprises en difficulté", il ne s'agit pas de s'écarter du cadre de la loi de 1996, et de dépasser la marge salariale maximale de 0,4% (hors indexation) calculée par le Conseil Central de l'Economie (CCE).

Les syndicats rejettent avec force ce carcan légal, dépassé selon eux. La secrétaire générale de la CSC Marie-Hélène Ska évoquait lundi, relayée par L'Echo, les dividendes versés par les grosses entreprises, pour justifier son combat: "Ce qui est irresponsable, c'est que les dividendes versés aux actionnaires du Bel20 et d'autres entreprises ne connaissent aucune retenue, alors que les salaires des travailleurs sont normés", expliquait-elle au journal.

"Je n'ai pas entendu Mme Ska l'année passée, quand les dividendes ont baissé, dire qu'il faut baisser les salaires", rétorque Pieter Timmermans mardi. Il défend l'objectif de "protéger structurellement" la compétitivité des entreprises, et refuse de renoncer à lier l'enveloppe bien-être aux négociations de l'AIP: "quand il y a des propositions sur la table pour augmenter certaines allocations, qui entrainent ensuite une augmentation des cotisations patronales pour financer cela, il y a un lien direct avec la norme salariale et la compétitivité".

"Nous avons pu constater qu'il n'y avait pas moyen d'avoir un débat avec les syndicats", qui "n'ont pas bougé d'un millimètre" ces derniers mois, a lâché le patron des patrons, au lendemain d'une "grève nationale" à l'appel de la CSC et de la FGTB. Au sein du Groupe des Dix, "nous n'avons jamais quitté la table des négociations", indique Pieter Timmermans. Pour la FEB, la solution se trouve dans une prime supplémentaire, "one shot" (donc non structurelle) aux travailleurs des "5% d'entreprises ayant bien traversé la crise". Quant aux "95% d'entreprises en difficulté", il ne s'agit pas de s'écarter du cadre de la loi de 1996, et de dépasser la marge salariale maximale de 0,4% (hors indexation) calculée par le Conseil Central de l'Economie (CCE). Les syndicats rejettent avec force ce carcan légal, dépassé selon eux. La secrétaire générale de la CSC Marie-Hélène Ska évoquait lundi, relayée par L'Echo, les dividendes versés par les grosses entreprises, pour justifier son combat: "Ce qui est irresponsable, c'est que les dividendes versés aux actionnaires du Bel20 et d'autres entreprises ne connaissent aucune retenue, alors que les salaires des travailleurs sont normés", expliquait-elle au journal. "Je n'ai pas entendu Mme Ska l'année passée, quand les dividendes ont baissé, dire qu'il faut baisser les salaires", rétorque Pieter Timmermans mardi. Il défend l'objectif de "protéger structurellement" la compétitivité des entreprises, et refuse de renoncer à lier l'enveloppe bien-être aux négociations de l'AIP: "quand il y a des propositions sur la table pour augmenter certaines allocations, qui entrainent ensuite une augmentation des cotisations patronales pour financer cela, il y a un lien direct avec la norme salariale et la compétitivité".