L'accord prévoit notamment la mutation de 50 contrats à durée déterminée en CDI et les travailleurs obtiennent en outre 19 jours de repos compensatoire. En échange, le syndicat chrétien a accepté une réduction salariale de 8%, qui ne concerne toutefois que les plus hauts salaires du personnel de cabine.

Confrontée à la crise sanitaire et aux nombreuses restrictions de déplacement qui y sont liées, la compagnie aérienne irlandaise s'emploie depuis des mois à réduire ses coûts, notamment ceux liés au personnel. Elle avait dès lors annoncé le licenciement d'environ 3.000 personnes à travers l'Europe.

Dans plusieurs pays, elle était parvenue à des accords avec les syndicats sur des baisses de salaire pour le personnel restant. Mais ces négociations n'avaient pas encore pu aboutir à un accord en Belgique en ce qui concerne le personnel de cabine, contrairement aux pilotes, qui avaient accepté, il y a plusieurs mois déjà, une réduction salariale de 20%. Au total, 176 emplois permanents étaient menacés et, début janvier, le transporteur à bas coûts avait encore menacé la Belgique de suppressions supplémentaires. Il n'en sera donc finalement rien.

176 emplois sauvés

Après de longs mois de négociation entre la direction et la délégation syndicale, un protocole d'accord a pu être conclu pour sauver ces 176 emplois et transformer 50 CDD en CDI. S'y ajoutent 19 jours de repos compensatoire et la possibilité de faire du temps partiel ou de prendre un congé sans solde, "ce qui est important pour le personnel afin de pouvoir retourner dans leur famille", situe Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE.

Ce protocole d'accord est toutefois conditionné au règlement par Ryanair du passif salarial et au respect des accords précédents en la matière. La compagnie doit ainsi d'abord appliquer et payer les augmentations sectorielles de 2019 (1,1%) et 2020 (2%) et la réduction de 8% sera ensuite appliquée sur ces barèmes adaptés. Hans Elsen, secrétaire permanent de l'ACV Puls, pendant flamand de la CNE, regrette, de son côté, de ne pas avoir pu obtenir la possibilité de départs volontaires pour le personnel, entièrement constitué de non-Belges.

"Mais le plus important", poursuit Didier Lebbe, "est de maintenant faire en sorte que Ryanair respecte ses engagements". Le fait d'avoir instrumentalisé la loi Renault pour faire pression sur les salaires reste cependant en travers de la gorge des deux syndicalistes. Ryanair est active à Zaventem et Charleroi et y emploie environ 500 personnes, toutes catégories de personnel confondues.

L'accord prévoit notamment la mutation de 50 contrats à durée déterminée en CDI et les travailleurs obtiennent en outre 19 jours de repos compensatoire. En échange, le syndicat chrétien a accepté une réduction salariale de 8%, qui ne concerne toutefois que les plus hauts salaires du personnel de cabine.Confrontée à la crise sanitaire et aux nombreuses restrictions de déplacement qui y sont liées, la compagnie aérienne irlandaise s'emploie depuis des mois à réduire ses coûts, notamment ceux liés au personnel. Elle avait dès lors annoncé le licenciement d'environ 3.000 personnes à travers l'Europe. Dans plusieurs pays, elle était parvenue à des accords avec les syndicats sur des baisses de salaire pour le personnel restant. Mais ces négociations n'avaient pas encore pu aboutir à un accord en Belgique en ce qui concerne le personnel de cabine, contrairement aux pilotes, qui avaient accepté, il y a plusieurs mois déjà, une réduction salariale de 20%. Au total, 176 emplois permanents étaient menacés et, début janvier, le transporteur à bas coûts avait encore menacé la Belgique de suppressions supplémentaires. Il n'en sera donc finalement rien. Après de longs mois de négociation entre la direction et la délégation syndicale, un protocole d'accord a pu être conclu pour sauver ces 176 emplois et transformer 50 CDD en CDI. S'y ajoutent 19 jours de repos compensatoire et la possibilité de faire du temps partiel ou de prendre un congé sans solde, "ce qui est important pour le personnel afin de pouvoir retourner dans leur famille", situe Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. Ce protocole d'accord est toutefois conditionné au règlement par Ryanair du passif salarial et au respect des accords précédents en la matière. La compagnie doit ainsi d'abord appliquer et payer les augmentations sectorielles de 2019 (1,1%) et 2020 (2%) et la réduction de 8% sera ensuite appliquée sur ces barèmes adaptés. Hans Elsen, secrétaire permanent de l'ACV Puls, pendant flamand de la CNE, regrette, de son côté, de ne pas avoir pu obtenir la possibilité de départs volontaires pour le personnel, entièrement constitué de non-Belges. "Mais le plus important", poursuit Didier Lebbe, "est de maintenant faire en sorte que Ryanair respecte ses engagements". Le fait d'avoir instrumentalisé la loi Renault pour faire pression sur les salaires reste cependant en travers de la gorge des deux syndicalistes. Ryanair est active à Zaventem et Charleroi et y emploie environ 500 personnes, toutes catégories de personnel confondues.