A ces questions, AB InBev a répondu oui. Les résultats 2017 du groupe affichent une progression de 67 % par rapport à l'année précédente : 8 milliards de dollars de bénéfices nets, contre 4,8 milliards en 2016, permettant de distribuer un dividende de 3,60 dollars par action. Une belle performance qui repose à la fois sur la progression des ventes dans la plupart des grands m...

A ces questions, AB InBev a répondu oui. Les résultats 2017 du groupe affichent une progression de 67 % par rapport à l'année précédente : 8 milliards de dollars de bénéfices nets, contre 4,8 milliards en 2016, permettant de distribuer un dividende de 3,60 dollars par action. Une belle performance qui repose à la fois sur la progression des ventes dans la plupart des grands marchés du groupe, et plus spécialement au Brésil, qui avait été auparavant à la traîne, et sur la bonne intégration de SAB Miller. Sur les 3,2 milliards de dollars d'économie de coûts attendus lors de la fusion réalisée à l'été 2016, plus des deux tiers (2,1 milliards) ont déjà été réalisés. " Le rapprochement avec SAB a dépassé nos attentes, se réjouit le management d'AB InBev. Les synergies de coûts sont non seulement plus importantes que celles prévues initialement, mais elles sont aussi générées plus rapidement. " Pas peu fier, le management d'AB InBev a publié un graphique montrant que son groupe est le premier de la classe mondiale dans son secteur. Il surperforme les autres géants spécialistes des produits de grande consommation : sa croissance organique moyenne au cours de ces cinq dernières années a été de 4,6 %, soit mieux que L'Oréal (4,4%) et Danone (3,9%), qui occupent les deuxième et troisième marches du podium. Et ce n'est pas fini : " L'évolution structurelle de notre empreinte mondiale suite au rapprochement avec SAB nous positionne sur des marchés à plus forte croissance, comme le démontre la dynamique accélérée en 2017, avec une hausse des produits de 5,1% ", souligne encore AB InBev. Seul point souligné par certains analystes : la hauteur de la dette. Certes elle baisse : 104,4 milliards fin 2017 contre 108 milliards fin 2016. Mais elle est encore très élevée...