Si la Flandre attire moins les travailleurs wallons, ce n'est pas le cas de Bruxelles, qui les séduit toujours. Dans la capitale, le nombre de navetteurs en provenance de Wallonie est ainsi passé de 127.000 à 135.000 en dix ans.

La frontière linguistique serait-elle donc devenue un obstacle plus important avec le temps ? Pas en soi, estime l'économiste flamand Stijn Baert (UGent).

Hausse des offres en Wallonie

"Pour commencer, il convient de noter que le marché du travail wallon offre désormais plus d'opportunités à ceux qui cherchent un emploi qu'en 2011. Les statistiques montrent d'ailleurs que le taux de chômage diminue en Wallonie tandis que les pénuries augmentent", explique-t-il.

Cette analyse est partagée par William Watelet, analyste du marché de l'emploi au Forem, qui appelle à interpréter les nouvelles données avec précaution: "Il y a bien une diminution des travailleurs wallons en Flandre, mais il est possible qu'elle soit moins spectaculaire qu'il n'y paraît vu que ces chiffres résultent d'un échantillonnage."

De l'autre côté de la frontière linguistique

Outre la hausse des offres en Wallonie entre 2015 et 2019, qui a contribué à faire diminuer le besoin de mobilité des travailleurs, M. Watelet évoque l'hypothèse que certaines personnes résidant auparavant en Région wallonne ont déménagé ces dernières années en Flandre pour être plus proches de leur lieu de travail.

Si la Flandre attire moins les travailleurs wallons, ce n'est pas le cas de Bruxelles, qui les séduit toujours. Dans la capitale, le nombre de navetteurs en provenance de Wallonie est ainsi passé de 127.000 à 135.000 en dix ans. La frontière linguistique serait-elle donc devenue un obstacle plus important avec le temps ? Pas en soi, estime l'économiste flamand Stijn Baert (UGent). "Pour commencer, il convient de noter que le marché du travail wallon offre désormais plus d'opportunités à ceux qui cherchent un emploi qu'en 2011. Les statistiques montrent d'ailleurs que le taux de chômage diminue en Wallonie tandis que les pénuries augmentent", explique-t-il. Cette analyse est partagée par William Watelet, analyste du marché de l'emploi au Forem, qui appelle à interpréter les nouvelles données avec précaution: "Il y a bien une diminution des travailleurs wallons en Flandre, mais il est possible qu'elle soit moins spectaculaire qu'il n'y paraît vu que ces chiffres résultent d'un échantillonnage." Outre la hausse des offres en Wallonie entre 2015 et 2019, qui a contribué à faire diminuer le besoin de mobilité des travailleurs, M. Watelet évoque l'hypothèse que certaines personnes résidant auparavant en Région wallonne ont déménagé ces dernières années en Flandre pour être plus proches de leur lieu de travail.